Comment assurer la cohésion nationale ? Le gouvernement reconnaîtrait-il qu’il divise les congolais ?
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Sent: mardi 2 septembre 2014 19:52
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Subject: [Congokin-tribune] Formation du gouvernement de cohésion nationale : l’option d’un réaménagement tr
(Le Potentiel Online 02/09/14)

Le Premier ministre,Matata Ponyo Mapon.
La formation d’un gouvernement de cohésion nationale ne devait plus tarder. Avec toujours Matata Ponyo Mapon aux commandes, le chef de l’Etat a préféré qu’on procède à un profond réaménagement en privilégeant, dans sa composition, la ligne de conduite définie le 25 août 2014 à Kingakati.
La formation du gouvernement de cohésion nationale, décidé par les délégués aux concertations nationales, et réitéré le lundi 25 août 2014 par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, devant le bureau politique de la Majorité présidentielle, n’est plus qu’un question d’heures.
Rentré lundi matin de Kindu (Maniema), le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, s’est concerté le même jour, renseignent des sources proches de la présidence, avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Si rien n’a pas filtré de cette rencontre, l’on croit savoir que le dossier de la formation de la prochaine équipe gouvernementale a figuré en bonne place.
Après les dernières assurances du président de la République à Kingakati, qui a d’ailleurs promis de clore ce dossier avant la rentrée parlementaire du 15 septembre, tout indique que le suspense devait être levé dans les prochaines heures.
Dans la forme, ce gouvernement devait être élargi au courant modéré de l’Opposition, sans doute celle qui se réclame proche du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. D’autres sources rapportent que Kabila lorgnerait également vers d’autres partis de l’Opposition, notamment ceux qui ont boycotté les assises des concertations nationales. Evidemment, ce ne sont que des hypothèses – la question de la formation de ce gouvernement relevant strictement du pouvoir discrétionnaire du président de la République.
Néanmoins, une chose est sûre : Kabila ne va pas se séparer de Matata. Dans la voie du maintien de Matata Ponyo, l’intégration probable des chefs des partis politiques de la Majorité dans ce futur gouvernement ne devait pas, de ce point de vue, constituer un handicap.
Avec Matata, bien parti pour garder son fauteuil, la continuité est garantie dans l’action gouvernementale. Ce qui rassure aussi quant à la poursuite de nombreux chantiers qui ont été initiés depuis sa nomination en avril 2012.
Ainsi, les chantiers de construction de l’aérogare de N’Djili, du bâtiment du gouvernement sur la place Royal, tout comme la réhabilitation à grand pas des bâtiments de la même place Royal, censés abriter les différentes administrations publiques, ne devaient pas connaître un coup d’arrêt. Sans oublier le projet PRRIS (Projet de réhabilitation et de reconstruction des infrastructures scolaires) initié dans l’éducation et celui le projet de réhabilitation et d’équipement des institutions sanitaires dont les effets sont déjà visibles sur le terrain.
Dans le secteur agricole, le projet pilote du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo dans le Bandundu prend de plus en plus de l’envol. La liste de projets en cours de réalisation et d’autres en voie d’être lancés est bien longue.
Avec le maintien de Matata, c’est cet élan que le chef de l’Etat voudrait conserver. Comme il l’a redit à Kingakati, il s’agit de donner plus de marges de manœuvre au chef du gouvernement dans la concrétisation du projet de société de la Majorité – le seul encore viable, de l’avis du chef de l’Etat, dans le contexte actuel de la RDC, pays post-conflit. Mais, la Majorité s’étant fait quelques choix politiques, dont la révision de la Constitution, le chef de l’Etat devra s’appuyer sur un gouvernement qui intègre en son action une bonne dimension politique. Ce qui ne l’empêcherait pas de se concentrer davantage sur les efforts de consolidation du cadre macroéconomique. Avec les grands enjeux politiques qui se profilent, la politique s’invitera inévitablement dans l’action gouvernementale. C’est de cette manière que s’explique l’arrivée de « vrais combattants » que le chef de l’Etat a promis de trier dans les rangs de la Majorité pour les aligner dans le prochain gouvernement.
Aucune crainte
Faut-il craindre un étouffement du Premier ministre ? L’hypothèse est évoquée dans certains milieux. L’on voit cependant très mal comment l’arrivée de ces « vrais combattants » altérerait l’action menée par Matata.
Dans Matata I, le Premier ministre a aligné certains d’entre eux sans que le gouvernement en souffre. Comment pourrait-il en être autrement pour Matata II. Il n’y a donc aucune raison de s’alarmer. C’est sur fond de cohérence et de cohésion, comme l’a souhaité Joseph Kabila, que le gouvernement Matata II travaillera, dans sa forme revue et corrigée. Qui en seront les heureux élus ? Il faut avoir jusqu’au 15 septembre 2014 les regards tournés vers la présidence de la République. Il y a une certitude : Matata reste – son action ayant convaincu l’initiateur de la « Révolution de la modernité », en l’occurrence Joseph Kabila Kabange.
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