Vanité d’un appel ?

La lecture attentive de deux livraisons ci-dessous permet de découvrir à nouveau la valeur de notre appel depuis décembre 1999 (http://projet2014.com) que d’aucuns prennent jusqu’ici prennent à la légère.

À chaud, dans les livraisons incriminées, nous tentons ici un petit exposé de nos erreurs et nos confusions courantes qui expliquent suffisamment nos échecs présents et du passé et qui déterminerons notre prochain échec, si nous ne nous hâtons de nous lancer dans un travail de correction et d’adaptation de nos attitudes passées, entretenues encore aujourd’hui.

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of katshi— via Congokin-tribune
Sent: dimanche 17 août 2014 21:09
To: Lumona1@aol.com; congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: Re: [Congokin-tribune] RDC : Appel à la Résistance

Le problème de cet "Appel à la Resistance" c’est qu’il ne donne pas la direction de la resistance. Si tel est effectivement le cas, comment prendre au sérieux l’appel ? Ceux qui l’on lancé, en lisant la réaction présente, devraient alors vite corriger ce qui doit l’être : fixer, préciser, l’objet ou la « direction » de l’appel. Il ne cite pas la personne ou le parti politique derrière lequel nous devons tous nous mettre pour combattre un ennemi commun ! Pour combattre notre ennemi commun, le système kanambien, nous n’avons pas besoin de nous départir de nos identités. Le mobutisme et le kabilisme (ld-kabilisme) ont menti aux congolais ; leur faisant croire que le salut serait dans « l’unitarisme », le confondant à l’unité. En revanche, il est nécessaire que les forces de l’opposition se réunissent pour corriger les erreurs que nous congolais avons commises et commettons depuis le 30 juin 1960 : commettre des hommes véreux – qui ne méritent pas notre confiance, nous peuple congolais – à la gestion de la chose publique. Il est aussi vrai que le profil du prochain candidat de l’opposition doit être clairement et totalement connu ; et, doit être accepté de tous. Sinon, c’est une autre surprise désagréable que nous serions en train de préparer de nos propres mains. Ce travail ne se fera pas tout seul, mais le jour où les congolais de l’opposition accepteront de se mettre ensemble autour d’une table pour un travail de fond, avec pour objectif de constituer un contrepouvoir démocratique, lourd, efficace. Nous efforts personnels, dans le Projet 2014 d’abord et dans Kongo ya Sika aussi, aujourd’hui, nous confirme ce que nous savions, depuis les années 70 – 1976 en l’occurrence : les alliances qui dirigent les affaires politiques au Congo, dans leurs projets essentiellement hégémonistes, préfèrent investir dans la consolidation de leurs positions particulière que dans une position « commune » en laquelle ils ne croient pas. Dans ces alliances, la règle demeure la même : l’individualité, la parenté, la patriarchie, le clan, la tribu, l’ethnie, la langue, la régionalité, la nationalité, la continentalité, l’humanité ; dans cet ordre-là de priorité décroissante. Faire de la politique au Congo sans tenir compte de cette donne, c’est aller à l’échec total et cuisant ; c’est passer sa vie à vivre en marge des « réalités » congolaises. C’est pour cela que nous proposons, en conséquence, dans le souci de démocratie, que l’opposition joue les bonnes cordes. Le Professeur Kayemba Ntamba de l’UNIKIN dans les années 80 soulignait déjà cette implacable réalité dans sa thèse sur le rôle par la parenté et la mysticité dans le développement de l’Afrique. Son contradicteur, le Professeur Ndesho, peut aujourd’hui lui donner raison : ne serait-ce que partiellement, au regard des faits ; en admettant que la vérité se situe à la fin de l’histoire. Nous avons échoué en 2006, parce que nous avions refusé de reconnaitre un seul candidat ayant l’appui substantiel la majorité du peuple congolais pour donner l’occasion à ce parti et son candidat de nous arracher la victoire et par conséquent sauver le pays tout entier. Affirmer que le « MLC et alliés » avait l’appui substantiel du peuple congolais et dire que nous avions refusé de reconnaître son candidat, en l’occurrence, Jean Pierre Bemba, c’est quelque part se contredire. La vérité est plutôt, ce nous semble, qu’en 2006, comme en 2011, nous ayons souffert de (1) l’impréparation et de (2) l’incohérence de notre stratégie. Tous les congolais du terrain nous disent que nous aurions gagné cette élection, mais que notre victoire ait été arrachée par la force des armes, par la partie adverse, le pouvoir sortant, le système kanambien. Ce que nous devons nous reprocher aujourd’hui, n’est pas le fait de n’avoir pas eu certains de notre côté, en 2006 comme en 2011, mais bien le fait de ne nous être pas bien préparés et de n’avoir pas été cohérents avec nous-même aux deux rendez-vous, ne pas être allés au bout de notre combat électoral. Que dénote cette impréparation ? Comment l’éviter en 2016 ? Telles sont les questions difficiles pour plusieurs auxquelles nous fournissons ici nos réponses habituelles que personne, hélas, ne veut sérieusement analyser et critiquer. (1) L’impréparation de l’opposition, aujourd’hui encore, par rapport aux élections de 2016, est le fait de notre attachement, peu éclairé ou mal intentionné, à l’individualité, à la parenté, à la patriarchie, au clan, à la tribu, l’ethnie, à la langue, à la région, à la nation. Plusieurs réalités divisent aujourd’hui l’opposition : la kongophonie, la lubaphonie, la lingalaphonie, la swahiliphonie et rwandophonie qui monte en force (la langue, la culture) ; la bantouté, la niloticité ou plutôt la tutsité, la soudanité ou la pygméité (le sang, la culture, le territoire). Remarquez que nulle part nous ne sommes unis par la congolité que plusieurs d’entre nous scandent à longueur de journée sans jamais arrivé à bien définir. Si voulez rencontrer un discours politique, il faut entrer dans ces entités que j’ai vous ai citées. Là, vous trouverez un langage, un comportement, quand bien-même ils ne seraient pas très bien définis. Là, vous trouverez un certain soutien, quand bien-même il ne serait pas substantiel. Là, vous trouverez une certaine sécurité, quand bien-même elle ne serait pas suffisante. Là, vous trouverez des frères, quand bien-même ils ne seraient pas nombreux. Là vous trouverez une attente, quand bien-même elle ne serait pas totale… Ceci explique et sous-tend nos propositions que par ailleurs Kwebe Kimpele aussi défend après son étude du monde politique congolais. La réalité est que nous sommes victime de plusieurs usurpations de la souveraineté de nos peuples congolais ; successivement par les esclavagistes, les colonialistes, les dictateurs, les imposteurs… La réalité est donc que le rétablissement d’une situation normale, le vrai combat à mener, revienne plutôt à nous battre pour restituer à nos peuples leur souveraineté usurpée. Cette lutte sera facile, si nous la menons ensemble. Elle demeure possible à mener séparément ; mais à quoi sert-il de faire compliqué quand on peut faire plus simple ? L’unité du Congo aujourd’hui n’a d’intérêt que cela : facilité l’indépendance de nos peuples, qui se trouvent être aujourd’hui sous le joug des esclavagistes, des colonisateurs, des dictateurs et des imposteurs. Les autres discours politiques et politiques concurrentes à la nôtre échouent et échoueront encore pendant 20 à 30 ans, si nous refusons de nous rendre compte à l’évidence. L’erreur dans notre démarche, n’est pas donc tant de l’individualité, la parenté, le clan, la tribu, l’ethnie, la culture, la langue ou la région ; mais l’erreur est de verser dans l’individualisme, le népotisme, le clanisme, l’ethnicisme, le culturalisme, la ségrégation linguistique le régionalisme ; qui sont tous, contre productifs, politiquement parlant. Il faut se rendre compte à l’évidence historique qui confirme ou infirme les thèses politiques des uns et des autres. Combattre [combattez] la toute puissante machine que constitue les Anciens associes de Léopold II et leur descendants d’aujourd’hui, membres de toute la maffia financière internationale, de manière désunie et dispersée, [et] toutes vos forces sont [seront] dès le départ vouées à l’échec ! Cette « toute puissante machine » n’est peut-être que le fruit de nos imaginations. Bien de choses ne marchent pas au Congo du fait de nos turpitudes. Le conseil de Rémy Luvumbu peut nous être utile ici : la vérité est têtue et elle résistera toujours contre notre culture de mensonge. Plusieurs congolais nous parlent de démons de toutes sortes : aucun ne nous met sur la table les peuvent de leur existence. Nier qu’il existe dans l’Occident des hommes voués à la cause du congolais, c’est afficher une ingratitude qui ne peut que nous attirer la colère de Dieu. S’il est vrai que les velléités colonialistes de plusieurs occidentaux, lâches, violents et barbares, les poussent à traiter le congolais comme un colonisé, il n’en demeure pas moins vrai que c’est la trahison des nôtres qui continue à alimenter cette confrérie, pour notre malheur. C’est une loi naturelle. En 2011, nous avons échoué aussi pour la même raison. Notre échec de 2011 est explicable. Nous ne nous sommes pas préparés correctement en allant à ces élections dont l’issue avait déjà été annoncée par plusieurs personnes dans le rang de l’opposition, en ce compris nous-mêmes. Nous prévenions de l’échec vers lequel le congolais courrait en allant à des élections qui ne sont pas congolaises. Aujourd’hui encore, la coalition UNC, RCD-KML et UDPS nous force à aller à d’autres élections qui ne sont pas congolaises non plus. Plutôt que de poursuivre le combat démocratique pour « l’impérium », nos frères préfèrent, encore une fois, la démission, la trahison de la cause de la nation congolaise. De manière peut-être irresponsable… C’est ici que la lutte se fragilise. Tout l’Est, ou presque, nous prévient que nous allons droit vers une balkanisation si rien n’est fait à l’Ouest pour les assister concrètement dans le combat à continuer contre l’insécurité dans cette partie du pays. En même temps, tout l’Ouest, ou presque, accuse l’Est de complicité avec nos ennemis : les rwandais et les ugandais principalement, au regard du soutien que plusieurs commerçants de l’Est apportent au régime considéré par une frange importante de l’opposition comme travaillant pour le compte de l’ennemi. Lorsqu’il s’agissait de se mettre tous derrière un seul homme, leader d’un seul parti politique ayant des tantaquilles [tentacules] ou des racines à travers tout le pays, afin de vaincre d’abord cet ennemi tout puissant que constitue la Haute Finance Internationale – ainsi soutenue par leur gouvernements respectifs par la force des armes, Honore Ngbanda était de ceux qui comme Kengo et Kamerhe ont jouer [joué] le jeu de manière à garder le statut quo. Réussir notre combat, le combat démocratique contre l’imposture, n’est pas une question de se ranger derrière un seul homme. Le culte de personnalités, l’unitarisme, l’uniformisme, sont tous des négations des droits les plus élémentaires du citoyen congolais et représentent des pratiques, des idéologies, des philosophies et des méthodes, politiques, que nous devons combattre répudier, ensemble de notre territoire, de notre pays, parce que ce sont eux qui ne nous empêchent d’aller vers la paix véritable, la prospérité qui profite au plus grand nombre. Quant aux accusations portées aujourd’hui contre des personnalités qui seraient responsables du pourrissement de la situation en RDC, il faut éviter qu’elles ne nous démobilisent. Dans les camps de Ngbanda, Kengo et Kamerhe, en l’occurrence, il y a des congolais, qui soutiennent la thèse contraire à celle avancée ici. Il est vrai, que la responsabilité des membres des formations politiques, quelles qu’elles soient, est de faire en sorte que leurs formations respectives aient de leaders responsables et gagnants, pour l’intérêt de la nation. Sinon, ils seraient eux, à mettre dans le même sac que les esclavagistes, les colonialistes, les dictateurs, les imposteurs et les traîtres, qui font le malheur du congolais aujourd’hui. Prenons donc à ne pas être compter parmi les traîtres de la nation, lorsque nous portons des accusations contre nos compatriotes, surtout, si nous n’apportons des preuves, de nos allégations, qui soient suffisantes, convaincantes et surtout utiles au combat que nous menons. Aujourd’hui, dans l’espace de l’opposition, trois forces majeures apparaissent au grand public : l’UDPS, l’UNC, le RCD-KML. D’autres forces opèrent dans les coulisses, dont il serait imprudent de ne pas tenir compte dans cette réflexion. Encore une fois, on a avancé des arguments tels que, "Mpo na nini kaka ye? Biso mpe tozali na appui ya peuple lokula ye." Résultat, les mêmes erreurs produisent les mêmes effets ! Kabila plus fort que jamais ! Œuvre de Kamerhe, Kengo, et Honore Ngbanda. Ngbanda et Tshisekedi font un semblant de front commun par l’entremise de leurs représentants à Nice/France, déjà soutenu par un bon nombre d’autres compatriotes congolais. Le traité signé, il ne restait que de passer à l’action. Qui fut le "Juda" du Traite de Nice ? Honoré Ngbanda ! Les preuves ont été donne par lui-même ! Raison : "Nakoki kotikela motu mosusu, mais soki ngayi te, oyo wana kuna mpe akozuwa te ! D’où la dénonciation contre la libération certaine du pays, Kabila le félicita bien. Congolais continuez à combattre votre ou vos ennemis de façon dispersée, soit disant pour raison de la démocratie, Kabila l’emportera toujours pour lui-même, ou pour un de son propre choix ! Analysez les propos répétés de Francis Kalombo à ce sujet, vous me donnerez raison. Francis ne cesse de vous dire : "Ezali likambo ya stratégie politique na biso. Soki Kabila te, biso moko tozali déjà na motu na biso mosusu ya kotia kuna." Seul gagnera aux élections de 2016, le parti politique qui aura retenu la majorité populaire du peuple congolais. Le parti que toute l’opposition acceptera de lui servir de guide et derrière lequel elle se mettra pour éliminer d’abord cet ennemi commun, sauver notre maison d’abord du feu qui est entrain de la détruire. Il appartient donc à Honore Ngbanda de nous dire déjà en faveur de quel candidat aux élections prochaines pouvons-nous confier la direction de notre resistance ? Bien sûr nous le savons :

"Le 18 avril 1943, le Général De Gaule avait lancé depuis Londres, ce qu’on appelle « L’Appel de Londres » pour résister à l’occupation allemande afin de libérer la patrie qui était en danger. Cet appel à la résistance ne concernait pas que la droite ou la gauche française. Il concernait toutes les couches françaises, paysans, avocats, ouvriers, médecins, cheminots, prêtres, écrivain. Bref, le Général De Gaule demandait à tous les hommes français et toutes les femmes françaises de se lever pour l’intérêt supérieur de la nation."

La question demeure qui est-ce que nous congolais, comme les français, voudrons être notre General de Gaule en ce moment ? Les français s’étaient rallies derrière De Gaule pour bouter dehors l’occupation allemande et faire de DE Gaule le leader qui devrait les amener à la victoire. Tout le peuple faisait confiance au colonel Ndala, qui n’est plus. Personne n’a pensé à sa succession, à cause, encore une fois, d’une impréparation. Sa mort, évitable, n’a pu l’être, faute de connaissance des enjeux, faute de connaissance des alliances qui opèrent dans ces guerres de l’Est, mais aussi faute de sagesse de la part du brillant commandant qui n’a pas écouté les voix de certains de ses frères, de ses vrais compatriotes, qui, à temps, l’ont averti pourtant du danger qui le guettait. Qui devons-nous maintenant considérer notre de Gaule ? Avant de poser cette question, posons-nous d’abord la question de savoir si nous sommes dans la situation comparable à celle des français. Et si nous sommes dans une telle situation, posons-nous ensuite qui nous avons une âme comparable à celle des français. Si c’est le cas, nous pouvons nous attendre à ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Or, aux deux questions, les réponses sont, de toute évidence, non. Ni les contextes ne sont ressemblant, ni les peuples ne sont ressemblants. Aucune garantie ne peut être offerte que l’opération soit possible ni que les résultats soient comparables. Voilà pourquoi, un travail démocratique est nécessaire. Il nous permet de nous compléter et d’éviter des erreurs parfois grossières. Nous avons déjà perdu entre 6 et 12 millions de congolais, à ce qui nous parvient des instances non congolaises ! Devant cette machine de guerre, de domination, qui est la Communauté Financière Internationale/Occidentale ? Il faudra nous fournir la composition de cette machine pour que nous ne nous investissions pas comme certains, dans un combat contre des fantômes, ou mêmes, contre des amis. Retenons bien que le Rwanda, et l’Ouganda, et les MENDE ne sont que des outils, des armes, utilisées pour nous maintenir dans l’état ou nous sommes maintenant. Une leçon non expliquée correctement ne sera que mal retenue par les apprenants ou ne le sera même pas par manque d’intérêt. Nous devons apporter le résultat d’un travail congolais qui établisse la responsabilité des états qui nous pillent, occupent notre territoire, humilient nos populations. Un tel travail convaincra et mettra notre peuple devant sa vraie responsabilité. Les rapports de travaux des autres, de ceux que nous considérons comme nos ennemis, ne peuvent convaincre aucun congolais critique, sérieux, responsable, en quête d’une vraie paix pour notre peuple, pour nos populations. Nous avons déjà examiné plusieurs rapports rédigés par des organismes onusiens où le flou est souvent total. Seule notre naïveté nous laisse passer notre temps sur ces documents. Un système de domination esclavagiste qui date du temps de Roi Léopold II, un système hérité par son gouvernement [royaume] auquel il avait vendu le Congo par crédit, un système que [dont] les descendants de ces Associes internationaux continuent à s’en [se] servir jusqu’à ce jour. Si nous croyons du fond de notre cœur que le Royaume de Belgique continue à servir de nous pour payer les créanciers du Roi Léopold II, que faisons-nous pour qu’il n’en soit pas ainsi demain ? Quelle stratégie mettons-nous en œuvre pour arriver à bout de cet ennemi que serait le Royaume de Belgique ? À l’observation, on est surpris par la distance qui sépare nos propos de nos actes et des faits. Plusieurs congolais sont accueillis en Belgique et y vivent plus aisément et plus paisiblement qu’en RDC ; et ce, depuis l’époque mobutienne. Plusieurs congolais, aujourd’hui encore, réclament le retour à la colonisation belge ; se rendant compte que nos compatriotes nous trahissent plus que les belges ne nous ont asservis et plus qu’ils nous asservissent encore. Ils ont tort ; parce que l’asservissement de l’homme par l’homme ne peut devenir bon que parce qu’il en aurait un autre qui lui soit comparativement plus détestable. Cependant, la difficulté continuant, depuis 1960, il y a lieu de se poser des questions sur ce qui fait que nous ayons difficile à contrer les colonialistes belges dont nous ne nous arrêtons de nous plaindre, tout nous réfugiant chez eux, prioritairement. Notre analyse est que notre classe politique n’est pas la bonne pour nous aider à résoudre la question coloniale. Nous hommes d’états, que nous choisissons tout le temps parmi les « pions » des belges, ne peuvent nous aider à aller de l’avant. C’est à nous, prioritairement, qu’il revient donc de corriger cette faute en disqualifiant tous les hommes véreux que nous avons commis de force ou librement à la gestion de la chose publique. Que Honore [Ngbanda] nous disent [dise] ce qu’il voudrait abandonner lui, dépenser ou payer comme rançon en faveur de l’UNITE du Peuple congolais devant cet ennemi commun, condition sine qua non pour notre victoire sur cet ennemi ? Le travail de la fatigue se voit dans ce combat. Quelle est donc cette facture dont Honoré Ngbanda devrait s’acquitter auprès de son créancier, l’Etat congolais ? Qui en a déterminé le montant ? Est-ce que un compte de l’imposture qu’il devrait verser la l dû ? Notre problème c’est celui-là ! Tout le monde veut être PRESIDENT, personne ne veut pardonner son ennemi d’hier pour s’unir contre l’ennemi de notre peuple. Merci ! Que tout le monde, que plusieurs veuillent être président du Congo, en quoi cela nous dérangerait-il ? La difficulté pour nous est-elle d’apprendre à choisir le bon président ? En avons-nous besoin ? Comment vivions-nous avons l’esclavagisme et avant la colonisation ? Qu’est-ce qui nous motive aujourd’hui à nous encombrer d’un système politique qui ne correspond pas à notre culture et que nous n’arrivons pas à gérer correctement ? Ce sont là, à notre sens, les vrais questions qui se posent à nous congolais, que nous tentons, en vain, d’éluder.

Debout

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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