Un autre échec prévisible !


Kanambe et Matata cherchent comment assurer leur vie à de mauvaises adresses.  Kampala, Uidji et bientôt Oyo !  Ils n’ont pas le courrage de rencontre les congolais pour mettre dehors, correctement, en moins de 48 heures, tous les étrangers qui pillent impunément dans notre pays.

Denis Sassous Nguesso prend un risque inutile : se mettre autour d’une table avec des assassins avérés, avec des personnes qui ont des comptes à rendre à leurs peuples respectifs.  Par la force des choses, il sortira d’Oyo – si cette réunion s’y tient – les mains ensanglantées.  Comment pourait-il en être autrement ?  Il connaît ses interlocuteurs et toute l’Afrique et la Terre connaît qui il reçoit !

Notre commentaire à chaud du posting de Kawele…

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[12:48:58 PM] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: Il reste à déterminer la date de ce rendez-vous.

GPAU : Pour l’intérêt de l’Afrique toute entière, il vaut mieux que cette rencontre n’ait pas lieu.  Pourquoi ?  Parce qu’elle signifierait, qu’un autre africain, président du Congo-Brazaville, acceptent d’inviter chez lui des bandits politiques avérés, qui ne tiennent que tu fait de nos erreurs de calcul, eux qui déciment nos peuples au Congo comme au Rwanda.  La crainte du géant malade qu’est notre RDC doit-il amener le président Sassou à descendre si bas ?  Que perdrait-il à ne pas se mêler dans une affaire de meurtres, d’assassinats, de pillages d’un pays tiers, voisin, s’il se sent incapable de prendre fait et cause pour les congolais de la RDC qui sont sous une imposture qu’il ne peut ignorer ?

Une rencontre à trois entre Joseph Kabila, Denis Sassou Nguesso et Paul Kagame est annoncée à Oyo, au Congo Brazzaville, pour essayer de trouver les voies et moyens de résoudre efficacement la crise sécuritaire qui déchire la partie Est de la RDC.
Devant l’échec visible des pourparlers de Kampala et le fiasco observé avant-hier à Addis-abeba, il est probable que le président Denis Sassou puisse prendre bien les choses en mains, pour trouver une solution durable à la crise congolaise dont les conséquences pèsent sur Brazzaville.

GPAU : C’est nous, congolais (RDC), qui devons et allons mettre de l’ordre à nos frontières avec le Rwanda, l’Ouganda et l’Angola.  Nous en sommes capables, à une condition toutefois : débouter préalablement l’imposture de notre territoire et placer au pouvoir le président élu, tout en veillant que plus jamais nous ne sombrions de nouveau dans une autre dictature qui demeure encore possible !  Ni Kanambe, ni Kagame, ni Sassou ne sont en mesure de faire ce que les 73 millions de congolais que nous serions, n’auront pas encore résolu et ne se seront pas encore engagés à faire !  Pourquoi les trois sont-ils incapables ?  Parce que (1) nous croyons que Kanambe est un imposteur et qu’il ne peut pas représenter les congolais ; (2) Kagame, a, dans son pays, des comptes à rendre à son peuple et en RDC des comptes à rendre l’appui qu’il apporte aux rebelles ; (3)  Sassou est un acteur qui n’a ni la confiance du peuple congolais ni celle du peuple rwandais, à notre connaissance…

La date pour cette rencontre à trois n’est pas encore précisée. Mais des sources diplomatiques sur l’autre rive du fleuve Congo indiquent que Denis Sassou est le médiateur indiqué pour trouver la solution à la crise congolaise. Car, il connaît parfaitement les réalités congolaises.

GPAU : S’il est probablement vrai que Sassou n’ignore pas beaucoup des réalités du pays voisin du sien, il n’en reste pas moins vrai qu’il commettrait une erreur majeure pour le futur de son pays et du continent africain, s’il participait au banditisme politique qu’organisent Kinshasa, Kigali, Bujumbura et les capitales qui s’allient à eux, dans l’Afrique Centrale.  Les congolais comprennent de mieux en mieux désormais qu’ils ne sont pas aimés ni respectés par ceux-là même à qui ils ont accordés asile depuis quelques décénies.  La colère monte chez la plupart.  Les inimitiés se multiplient.  Les rancoeurs grossissent.  Les affrontements comment à se multiplier, même entre citoyens à l’origine paisibles.

Dans ces dernières sorties médiatiques, Sassou plaidait pour une solution négociée dans la crise congolaise. Mais cela dans le cadre de la Conférence Internationale des Régions des Grands lacs (CIRGL) dont il va bientôt prendre les rênes après l’Ougandais Kaguta Yowori Museveni.

GPAU : (1) Plaider pour une solution négociée dans la crise congolaise actuelle c’est considérer qu’il pourrait être admissible que les congolais meurent comme des animaux de chasse, que la rébellion soit une solution acceptable à la résolution des conflits internes, que le soutien à une rébellion par un pays voisin soit un comportement internationalement acceptable.  (2) La Conférence Internationale des Régions des Grands lacs (CIRGL) n’est logiquement pas qualifiée pour aider la Région des Grands Lacs de l’avant tant que la RDC aura encore à sa tête un imposteur, une dictature et que les autres parties négociantes aussi auront des problèmes à se faire accepter dans leurs propres pays.

Le régime de ce dernier est accusé par les experts des Nations Unies de soutenir sur le plan logistique et financièrement les rebelles du M23 actifs dans le Nord-Kivu
Au début des pourparlers de Kampala, des voix s’étaient élevées pour protester contre la tenue des négociations dans la capitale ougandaise. Et Brazzaville a été citée comme le lieu idéal pour abriter ces négociations.

Sassou, l’homme de la situation

Le président du Congo-Brazzaville, 70 ans cette année, poursuit dans la discrétion son travail d’honnête courtier dans le conflit des Grands Lacs.

Après s’être rendu à Kigali il y a deux mois, en pleine offensive des rebelles congolais du M23, Sassou Nguesso avait alors, selon de bonnes sources, obtenu de son homologue rwandais qu’il use de son influence pour empêcher ces rebelles de s’emparer de la ville de Bukavu.

Il y a dix jours, l’homme fort de Brazzaville a reçu Joseph Kabila le 19 janvier, dans la capitale. Ce dernier aurait à cette occasion donné son accord de principe pour un sommet à trois à Oyo, avec Paul Kagamé. La date toutefois reste à fixer.
A cette rencontre pourraient être associés dans un second temps des représentants de l’opposition congolaise et du M23.

Dans certains milieux politiques à Kinshasa, on estime que Sassou est le mieux indiqué pour arbitrer les négociations congolaises inclusives telles que voulue par l’opposition parlementaire et la société civile.

Sassou Nguesso est également très actif sur le front centrafricain en tant que garant des accords de paix de Libreville du 11 janvier entre le gouvernement du Président François Bozize et les rebelles de la coalition de la Seleka (Resistance) en Sango
« J’ai dit à tous les protagonistes qu’à la moindre incartade je n’hésiterai pas à débarquer à Bangui », a-t-il confié. Il a aussi tenu à marquer sa solidarité avec l’intervention franco-africaine au Mali en répondant positivement à la demande du président tchadien Idriss Déby Itno de lui prêter un Iliouchine 76 pour transporter ses troupes vers Niamey, au Niger.

GPAU : “on estime que Sassou est le mieux indiqué pour arbitrer les négociations congolaises inclusives telles que voulue par l’opposition parlementaire et la société civile”.  Qui est ce “on” ?  Plus important que cela, sur quoi s’appuie-t-il pour estimer que Sassou le mieux indiqué pour abriter les négociations congolaises inclusives ?  Si l’on ne peut répondre à cette question essentielle, c’est que la réalité est autre : Congo Brazaville a ses problèmes internes.  Sassou n’est pas un modèle ni de l’indépendance, ni de la démocratie.  Comment pourrait-il aider ses semblables faisant semblant d’être en conflit à se reconcilier ?  Nous ne pouvons nous permettre, nous congolais de la RDC, d’oublier ce que produisit les rencontres de rebelles de Sun City.  A Oyo, ce ne sera pas une rencontre de rebelles, mais une rencontre de dictateurs et d’imposteurs !  Que peut-il en sortir ?

Risque d’embrasement au Kivu

L’échec dés pourparlers de Kampala entre Kinshasa et les rebelles du M23 risque d’aggraver la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.

D’après une source basée à Kampala, le M23 serait entrain de préparer une mutation pour lancer une offensive contre les FARDC et s’emparer des villes de Bukavu et Goma, afin d’obliger Kinshasa à prendre en compte ses revendications.

Au niveau de l’Europe, certains Congolais de la diaspora sont signalés à Bunagana, base des rebelles du M23, pour prêter main forte à cette rébellion.

D’après cette source, un ancien gouverneur du Sud-Kivu pendant la transition 1+4 et un officier supérieur des FARDC pourraient aussi intégrer ce mouvement rebelle.

GPAU : En désespoir de cause, plusieurs congolais de l’opposition tentent toutes les solutions qui leur passent par l’esprit, sauf nos propositions dans le cadre du Projet 2014.  D’aucuns s’imaginent qu’en éliminant physiquement Kanambe ils auront éliminé l’imposture et le non droit.  Personne ne pense à ce qui adviendra lorsque le Président élu, venant au pouvoir aura épuisé sont mandat en 2016 ; ou ce qui se passera lorsque les puchistes éventuels auront renversé le pouvoir en place !  Sur quelle base partira le pays ?  Quel projet de société guidera les nouveaux politiciens encore inconnus ?  Quel contrat social soudera les congolais ?  Autant de question qui n’auront pas de réponse tant que l’opposition n’aura pas encore accepter de se mettre autour d’une table pour définir dans des termes clairs ce qu’elle attend mettre en place une fois au pouvoir…  Voilà qui nous convaint que le congolais doit commencer par le commencement : (1) identifier ses vrais leaders et les promouvoir et (2) organiser le développement du pays par projets préalablement et démocratiquement conçus, par et pour les congolais eux-mêmes.

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Auteur : Graphèle Paluku Atoka Uwekomu

I am involved in the personal and holistic development of each of my fellow citizens, and in the community, national and global development in a democratic, christian, and capitalist way. Je suis impliqué dans le développement personnel et holistique de chacun de mes concitoyens ; et, dans le développement communautaire, national et global dans une vision démocratique, chrétienne et capitaliste. Ik ben betrokken bij de persoonlijke en holistische ontwikkeling van elk van mijn medeburgers; en in de gemeenschap, de nationale en mondiale ontwikkeling in een democratische, christelijke en kapitalistische visie.

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