Les analyses et propositions de Mastaki Bayange


Dans sa dernière livraison, chez CongoCitizen, Mastaki Bayange nous livre une discussion interessante à nos yeux, sur la situation qui prévaut dans notre pays, la RDC.

Nous nous decouvrons quelques points communs dans nos analyses et conclusions :

  • débouter Joseph Hyppolite Kanambe n’est pas une entreprise coûteuse : ce sont nos erreurs tactiques qui expliquent nos échecs ;
  • notre salut passe par une mobilisation du peuple congolais par des hommes de foi et démocrates, autour d’un projet préalable conçu et clarifié ; ces hommes, nous l’affirmons, depuis décembre 1999, ne sont disponibles que dans la gente chrétienne – à ne pas confontre avec les 85% de la population congolaise, qui démontrent clairement n’être pas de Christ ;
  • un point de divergence cependant : Mastaki, croit aussi en la valeur de la loi du talion, dont il n’établit pas cependant clairement la pertinence de l’application dans le cas précis qui nous concerne : le conflit entre le Congo et le Rwanda, si conflit il y a !

Ci-dessous, l’intégralité de cette livraison.

                                                                                                                                                                                                           

congocitizen@yahoogroups.ca; de la part de; MastakiBayange [buinja@yahoo.com]

A: kivu-avenir@yahoogroupes.fr; congocitizen@yahoogroups.ca; Hinterland; le cri des opprimes; hebdokin lepotentiel; mouvementdu23mars@gmail.com

CC : eurac info; donatella.rostagno@eurac-network.org

Une très belle entrevue avec Bertrand Bisimwa, en effet! En vérité, cependant, une fausse information. Un peu comme Sultani Makenga, Commandant Dan … tous des faux noms pour se dissiper dans la culture du mensonge et de dissimulation.

Le commencement: Bisimwa est un nom maShi, signifiant « premier enfant d’amour »; il n’est pas un nom Havu, Fuliiru-Vira, ni rwandais. Juste un nom Shi (Kabare, Ngweshe, Kaziba, Luhwindja, Burshinyi, Kalonge…).

Il y a de l’usurpation de l’identité dès qu’un Tutsi, c’est ce qui ressort de l’entrevue, se présente comme un Shi (Bungo, si vous voulez). Si « Bertrand Bisimwa » se dissimule, c’est naturel: la culture multiséculaire Tutsi est marquée de mensonge et de dissimulation… C’est tout ce qui parait dans l’entrevue.

JKabila, il est vrai, n’a pas de légitimité depuis novembre 2011. MAIS SON MANQUE DE LÉGITIMITÉ NE LÉGITIME PAS DES TERRORISTES ÉTRANGERS. Il est un fils incompétent du pays, c’est regrettable, mais ceci ne légitime pas la « TUTSI POWER » de se substituer au pouvoir congolais…

Afin de ne pas réécrire la même chose, je vous envoie à mon récent écrit suivant:

From: MastakiBayange <buinja@yahoo.com>
To: cellule communication unc <uncrdc.com2@gmail.com>; « mouvementdu23mars@gmail.com » <mouvementdu23mars@gmail.com>; Hinterland <hinterland1@yahoogroupes.fr>; le cri des opprimes <lecridesopprimes@yahoogroupes.fr>; Kivu Avenir <kivu-avenir@yahoogroupes.fr>; hebdokin lepotentiel <courrier@lepotentiel.com>; « lelushois@yahoo.fr » <lelushois@yahoo.fr>; « lejournal@directsoir.net » <lejournal@directsoir.net>; « lepalmares2003@yahoo.fr » <lepalmares2003@yahoo.fr>
Sent: Wednesday, November 28, 2012 4:59:14 PM
Subject: Kamerhe-Dakar… Une vedette politique, on dirait … Tuliya!

Frère Mukebayi,

Chers autres frères,

Bonjour!

À vous lire, frère, je me dis: « me voici quelqu’un qui se lance sur une voie que les congolais essaient de quitter ». Vous êtes en train, pour rien, de créer un dualisme de blocage: Kabilistes versus Kamerhistes. Un peu comme « opposants versus mouvanciers » du temps avant les bouleversements meurtriers. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous nous retrouvons dans un blocage où, comme à l’époque, nous serions toutes et tous broyés par des forces obscures bien organisées. Nous y perdons, la Nation également!

Pour quitter ce blocage aveuglant, ce qui brouillerait toute vision dont vous vous vantez, il faudrait cesser de « bâtir sur les individus » pour bâtir la Nation. Tout le monde sera gagnant, la Nation également… Au-delà de l’individu, voyez la Nation. Prenez l’individu (ou les individus) pour un simple animateur des objectifs nationaux.

Dans ce cas précis de négociations avec le M23-Cndp, que négocierez-vous qui aille dans le sens des objectifs nationaux?

À moins que  vous n’y croyiez pas, le M23-Cndp ou encore l’Armée natinale révolutionnaire (ANR) est une manifestation armée pour les intérêts et objectifs d’autres nations: le Rwanda, l’Ouganda et d’autres. Ceci depuis l’Afdl, le RCD, l’occupation de Bukavu en 2004 par JMutebusi et LNkundamihigo. Le Rwanda/Ouganda vise plusieurs choses dont l’exploitation minière pour alimenter sa bourse des matières premières, il a déjà (et continue de) fait mains basses sur des terres congolaises agricoles et minières, et voudrait installer une partie de son armée sur le territoire nationale congolais — cause pour laquelle les soldats à l’Est ne peuvent pas être permutés!) en vue de protéger ses acquis. En passant, il veut également protéger ses agents dont LNkundamihigo, BNtaganda, etc.

La forme que ce territoire habité et exploité par et pour les BanyaRwanda (ou BanaRwanda ou encore Rwandais) et le Rwanda n’est pas encore clarifiée. Dire qu’il n’existe pas de velléités dans ce sens serait, selon moi, l’effet d’une certaine attitude attentiste moins prévoyante. Dans une culture plusieurs fois séculaire où domine le mensonge et la dissimulation, quelques  éléments, souvent peu significatifs, peuvent nous permettre la lecture contextuel de l’avenir et tirer, à temps, la sonnette d’alarme. Ainsi, par exemple, le Site Web du M23-Cndp s’appelle Soleil du Graben. Deux mots significatifs: soleil et graben. Le soleil est la partie centrale du drapeau du FPR-Inkotanyi imposé au Rwanda d’aujourd’hui comme drapeau national. Graben signifie cassure, certes, mais ce nom est déjà revenu plusieurs fois comme étant celui qu’on donnerait à une république de l’Est, aujourd’hui hypothétique, créée pour la protection des intérêts rwandais en RDCongo.

Dans cette situation décrite, que négocierait VKamerhe et l’Unc? Ou quiconque des politiciens congolais, y compris ceux qui nous gouvernent par défi. Après une victoire militaire, par ailleurs sans surprise du Rwanda la semaine dernière, qui menerait l’agenda des négociations? La bonne vision de VKamerhe que j’ai eu l’opportunité de lire dans son livre-programme ne serait pas à la table des négociations; n’est-ce pas!. Les idées du leader de l’UNC qui, il est vrai, peuvent avancer la RDCongo sur la bonne voie ne sont-elles pas autant rejetées que les conclusions de la CNS des années 1990 par les agresseurs venus de l’Est?… Ne nous y trompons point, la dernière liste du M23-Cndp n’a d’autre rôle que d’en dormir les « Ibicucu » congolais; lesquels sortiraient encore plus divisés d’une Table pareille à l’avantage des agresseurs visibles et invisibles. D’ailleurs, l’appel aux négociations par le M23-Cndp ne vous rappelle-t-il pas quelque chose du déjà connu: le dialogue intercongolais? Revenir à ceci serait comme si le pays n’a jamais quitté sa situation de 1998-1999. Si tel est votre compréhension, frère, un groupe vous attend: le M23-Cndp; vous y avez de la place.

Reveons au Dialogue inter-congolais! Là, c’est VKamerhe qui était nommé commissaire du gouvernement. Qu’il était bon dans la représentation des intérêts nationaux! Mais, en bout de ligne, qu’est-ce que l’exercice a rapporté? Oui, on a vu les « brébis galeuses » revenir au bercail après des années de palabres… mais également le bercail a été si teinté (contaminé) qu’il nécessite un puissant détergeant pour le décontaminer. Les institutions sécuritaires, politiques, législatives, judiciaires, administratives… sont profondement teintées. Les noms? LBululu, KKMulumba, EIlunga, WDWamba, Ondekane, Onosumba, Nyarugabo, Ruberwa, Kantintima, Serufuli… Si  les morts revenaient, feux Munzihirwa et Kataliko trouveraient beaucoup de leurs assassins ou tortionnaires à des postes-clés dans notre RDCongo des négociateurs.

La vraie négociation ne viendra que quand la RDCongo vaincra militairement, diplomatiquement, politiquement … le Rwanda et ses souteneurs régionaux et internationaux. Ce sera quand la RDCongo sera potentiellement et rééllement capable de mettre un gouvernement ami à Kigali. Ce sera, si tel est notre voeu, le moment où la RDCongo pourrait, avec le soutien de la majorité des Rwandais, organiser un référendum gagnant pour un rattachement du Rwanda à la RDCongo en tant que « province rwandophone autonome ». Selon certaines thèses, si l’on ajoute le Kivu au Rwanda, cela éliminerait la dualité Tutsi-Hutu; eh bien, on n’a qu’à procéder inversement:  ajouter le « groupe ethnique Rwanda » aux plus de 400 congolais. Car, si le Rwanda peut menacer l’existence de la RDCongo, pourquoi pas l’inverse??? Surtout, c’est joyeusement possible! Ce sera également quand nous serons capables de continuer, paisiblement et avec l’aide d’autres institutions et pays contribuables au « désordre migratoire » au Kivu (de l’époque coloniale aux années des indépendances), ce que le gouvernement Buisseret tentait de faire vers la fin des années 1950: demande individuelle de la citoyenneté aux populations rwandaises implantées en RDCongo par le pouvoir colonial et l’Onu, désengorger le Masisi et Walikale pour ce désordre par une bonne distribution territoriale à l’intérieur de la RDCongo et renvoyer les délinquants au Rwanda comme la Belgique l’avait fait à l’époque. Le Chef Bideri avait été renvoyé au Rwanda et, peu après, ce fut les cas de Bucyanayandi et de tous les sous-chefs. C’est probablement de ceux-là que LNkundamihigo tire sa légitimité de petit-fils d’un chef coutumier (le prof. Ka Mana peut clarifier ceci). Par la pratique de renvoi des délinquants au Rwanda, la Belgique de Buisseret a laissé ouverte la possibilité de recourir à la même sanction contre « ces sujets du mwami du Rwanda » (Catherine Newbury: p. 274)

Ceux des congolais qui préconisent les négociations sont, je crois, adeptes de ce qu’on appelle au Kivu « … Tule twende (mangeons vite et partons)! » En fait, des pauvres hédonistes; c’est-à-dire des individus pour qui « la recherche du plaisir immédiat et l’évitement du déplaisir constituent l’objectif de l’existence humaine »! Leur vision est aussitôt obscurcie par le gain personnel rapide. Et là, nous avons les kabilistes, les kamerhistes, les tshisekedistes, les kengistes, les bourgeois de la société civile, les princes de l’ « armée et tous les secteurs de sécurité », même parmi les premières victimes, le militaire ordinaire qui n’oublie pas d’amener sa femme proche du terrain d’opérations… Pour ce dernir, c’est la faute de l’encadrement étatique, il va de soi. Mais si les congolais peuvent jouer à l’aveuglement volontaire, les demandes des agresseurs sont si constantes que personn ne peut plus s’y tromper…

Vous avez, frères et soeurs, encore frais en vos mémoires les plans Cohen et Sarko qu’on dit que le gouvernement avait accepté. Ce plan qui, en effet, consiste en la perte de souveraineté par la RDCongo sur une partie de son territoire en faveur du Rwanda (une autre probablement pour l’Ouganda) est rejeté en choeur par toutes les congolaises et congolais. Je crois qu’il est également rejeté par ces hédonistes qui nous gouvernent ou qui veulent nous gouverner quand bien même, ils n’arrivent pas à projeter leur vision dans des politiques et lois nationales constituant un consensus national et un mouvement de masse de libération. C’est d’ailleurs ce que rappelle, en leurs mots, les animateurs du M23-Cndp quand ils avancent que « Kibila promet, mais n’offre pas! ». Pauvre Kabila! Loin du Parlement « élu par le peuple », loin du gouvernement… il négocie des choses qu’il ne peut offrir pour qu’il continue à jouir et clamer qu’il est le « président élu » avec tous les avantages (sans désavantage!).

Enfin, ma proposition (que vous pouvez allégrement améliorer):

1) Il n’a jamais été sûr et certain que les guerres imposées à la RDCongo nécessitent de les combattre avec beaucoup d’armes sophistiquées: une résistance civile nationale pouvait bien décourager les aventuriers. Mais il faut une grande unité nationale qui est toujours attendue en RDCongo.

2) Il faut un « discours politique » national (consensuel) de la guerre: la définir (une guerre torroriste par des étrangers, une agression en place et lieu d’une rébellion), mettre au point des stratégies civiles, diplomatiques, militaires et autres de la gagner en désignant clairement les responsables et leurs sous-traitants.

3) Il faut démontrer qu’on doit la gagner: la mobilisation du peuple et la pression sur les ennemis directs et indirects; une diplomatie active. Il faut que la communauté internationale intéressée sache lire qu’on comprend bien ce qui se passe chez nous, au Conseil de sécurité, au Secrétariat général des Nations Unies et prévenir des solutions d’après la guerre qui puniraient leurs compagnies minières (exprimées à travers politiques et lois qui s’inspireraient des règles anti-corruption de l’OCDE).

4) Même quand on sait que cela risque de ne pas aller dans notre sens, il faut mettre au point une équipe juridique qui, sous le ministère de la Justice qui — et, en amont et en aval du Parlement — puisse travailler sur des lois particulières qui encadreraient les contextes des guerres d’agression de 1996 à aujourd’hui… passer une loi-cadre qui saisirait le Conseil de sécurité pour deux résolutions: sur la période précédant la CPI pour un tribunal ad hoc des Nations Unies et une loi d’exception saisissant la CPI, sans oublier la CIJ pour les matières civiles entre États. Une équipe contre le Rwanda, une autre (moins nombreuse) contre l’Ouganda et envisager la possibilité de demander la levée du voile corporatif pour les compagnies minières et autres impliquées dans les malheurs des congolais afin d’explorer la possibilité de référer certains des responsables aux cours et tribunaux internationaux.

5) Quant à la guerre proprement dite, je ne suis pas militaire. Seulement, je sais que si les hommes de PKagame tombaient un à un, des civils autant que des militaires infiltrés, la guerre finirait sans faire couler beaucoup de sang comme c’est le cas aujourd’hui. Beaucoup de sang a coulé, pour rien, dans un seul camp. Etc. … Aussi, les Rwandais (BanyaRwanda) — Tutsi ou Hutu — habitant Masisi-Lubero-Walikale, doivent savoir que l’ENTRÉE EN RDCongo, N’ÉTAIT NI OBLIGATOIRE NI ÉTERNELLE. Selon, Spitaels, responsable du programme d’implantation des populations rwandaises en RDCongo, « cette immigration ne doit pas être considérée comme définitive. Notre action est, en effet, basée sur la plus complète liberté. L’immigrant qui n’est pas satisfait de son sort au Kivu est, nous l’avons dit, libre de retourner au Rwanda et cela arrive régulièrement, mais pas fréquemment ». Catherine Newbury, dans Cohesion of Oppression. Clientship and Ethnicity in Rwanda 1860 – 1960, Columbia University Press, New York 1988, pp. 143, 247 précise, dans une note explicative vantant les avantages d’émigrer en RDCongo qu’il existe une « liberté absolue de retourner au Rwanda quand ils le veulent car ils demeurent sujets du Mwami »… Cece après avoir énoncé que « la vraie raison de l’implantation des BanyaRwanda en RDCongo était plutôt le fait que l’établissement important de la population rwandaise allait assurer une main d’œuvre et de la nourriture moins chère aux colons européens dans la région de Gishari » ; pas donc un problème de surpopulation. Il faut rappeler aux africains instrumentalisés dans la violence absurde pour le contrôle des minerais stratégiques que les Palestiniens, déplacés massivement en 1948, sont jusqu’ici demeurés réfugiés et jamais citoyens revendiquant des droits par la force des armes. Même pas en Jordanie où ils constituent la majorité de la population du royaume. Il en était d’ailleurs ainsi pour les réfugiés rwandais en Ouganda, au Burundi, en Tanzanie et partout ailleurs. Et seule, la RDCongo a donné une opportunité égale à ces africains établis sur son territoire, sans discrimination systémique. En plus, à travers les collèges dit d’ambassades au Rwanda et au Burundi, beaucoup d’enfants, Tutsi particulièrement, ont eu la chance d’étudier et de poursuivre les études supérieures en RDCongo. D’où la surprise et l’étonnement de voir comment ils se comportent en RDCongo en général et au Kivu en particulier.

N’est-il pas temps d’arrêter la victimisation pour passer à l’acte? On ne combat pas un toreau face à face; on le contourne pour couper ses tandons. Il s’affaissent, on l’égorge. On prend du temps et de la patience (Hédonistes, retirez-vous!)… Les gens qui ont le sang dans leurs mains et qui ne recherchent que de l’impunité ne méritent aucune sympathie de leurs victimes ni qu’on les traite avec diplomatie.

Merci pour votre temps!

Mastaki

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Nous ne pouvons, en toute bonne conscience, obéir à une injonction qui est en soit injuste, anti-démocratique et un usage inconstitutionnel de la procédure judiciaire. Une injustice quelque part est une menace à la justice partout ailleurs. Toute injustice qui affecte directement un individu, affecte indirectement tout le monde. (The autobiography of Martin Luther King, Jr. pp. 181, 189).

From: cellule communication unc <uncrdc.com2@gmail.com>
To: cellule communication unc <uncrdc.com2@gmail.com>
Sent: Wednesday, November 28, 2012 8:06:36 AM
Subject: Vidéo : Avant son départ pour Dakar, Vital Kamerhe parle…..

Vidéos

Avant son départ pour Dakar, Vital Kamerhe parle…

Devant les manœuvres dilatoires, la vérité reste têtue: KAMERHE très en colère…

(…)

Débat sur qui est Vital Kamerhe, visionnaire, prophète ou juste une prémonition

Congo News du 27 Novembre 2012

Encore une fois, les faits ont fini par donner raison à Vital Kamerhe. Tout un éditorial au vitriol lui avait été consacré, il y a quelques jours, à la RTNC, pour avoir simplement appelé le gouvernement à anticiper plutôt que de négocier dans l’humiliation, une fois la ville de Goma tombée. Quarante-huit heures après, la ville volcanique est passée sous contrôle du M-23.

Occasion pour Kamerhe d’enfoncer le clou, faisant remarquer que le Chef de l’Etat a failli à son serment constitutionnel de défendre l’intégrité territoriale de la RD-Congo. Lorsqu’il formule cette grave accusation, il n’oublie de rappeler ce qui est, à ses yeux, irréversible: négocier avec le M-23. De quoi s’attirer une volée de bois vert de la part des Kabilistes. Certains l’accuseront même de connivence avec les rebelles. Aujourd’hui, ils sont pris à contre-pied par leur propre chef de file, le Président Joseph Kabila, qui a fini par se rendre à l’évidence quoiqu’il subordonne les négociations au retrait du M-23 de Goma. Tous les autres qui se montraient très hostile à tout dialogue ont emboîté le pas, s’ils n’ont pas précédé l’évolution constatée chez Kabila.

A commencer par les évêques catholiques poussés dans cette voie par des évêques africains. Pourquoi ne pas se demander si ce Kamerhe n’est pas un prophète. S’il n’en est pas un, il a, en tout cas, la prémonition caractéristique des grands qui savent lire les signes de temps pour précéder les événements.

Il n’y a que cette aptitude qui explique qu’en 2009 Kamerhe ait pris le courage de se désolidariser de Kabila pour dénoncer l’entrée des troupes rwandaises sur le sol de nos ancêtres. Pendant qu’il s’en allait la tête haute pour avoir accompli son vœu, conforme à la légalité, de ne démissionner que devant la plénière, il prévenait que le retrait des éléments de la RDF -Rwandese defence force- avaient laissé certains d’entre eux derrière eux, dans les collines verdoyantes de la province du Nord-Kivu. Ce qui lui a valu, à l’époque, des pires attaques en provenance de ses propres camarades du PPRD jusqu’à son éviction de la tête du bureau de l’Assemblée. Voilà que l’histoire le réhabilite, il y a quelques mois, lorsque Kigali réclame à Kinshasa quelques hommes encore déployés à l’Est. Les images de ces hommes prenant la route du Rwanda à partir du territoire congolais viendront dissiper tout équivoque. Côté Kinshasa, moutus et bouche, sauf quelques démentis exprimés vaille que vaille. L’opinion, elle, a compris. Depuis, ça chuchote partout, même dans la majorité présidentielle, que Kamerhe avait vu juste et à temps. Encore Kamerhe pour prévenir sur les contrats chinois.

Dans une interview accordée à François Soudan de «JEUNE AFRIQUE», il ironisait, il faudra que ça commence un jour. A ce jour, les contrats chinois n’ont jamais commencé, à l’exception de quelques manifestations à peine quantifiables, le gros de ce qui a été réalisé l’ayant été grâce à des financements du gouvernement libérés souvent difficilement. La conséquence est évidente dans le retard des travaux qui a fait qu’à ce jour la réhabilitation de l’ex-avenue du 24 novembre entamée depuis 2008 n’est pas encore achevée. Quatre ans pour moins de cinq kilomètres à restaurer. Combien en faudra-t-il pour atteindre le seuil de 30.000 kilomètres de routes fixés, la barre pour atteindre une certaine fluidité. Kamerhe, lui, en a réponse avec son concept d’un Congo émergent présente en comparaison avec le Brésil nantis quasiment de mêmes atouts que la RD-Congo, notamment sur le plan de la faune et de la flore. Le concept a fait des émules. Le premier à le reprendre à son compte, c’est Joseph Kabila alors qu’il avait bâti campagne sur la promesse de poursuivre la construction des infrastructures, lesquelles se comptent sur les bouts des doigts pour le dernier mandat. Disons simplement que Vital Kamerhe est un visionnaire. A ces contradicteurs de démontrés le contraire de ce que les faits établissent de manière incontestable.

H.M. MUKEBAYI NKOSO

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Nous ne pouvons, en toute bonne conscience, obéir à une injonction qui est en soit injuste, anti-démocratique et un usage inconstitutionnel de la procédure judiciaire. Une injustice quelque part est une menace à la justice partout ailleurs. Toute injustice qui affecte directement un individu, affecte indirectement tout le monde. (The autobiography of Martin Luther King, Jr. pp. 181, 189).

From: Charles MAMPASU <cmampasu@yahoo.fr>
To: kivu Kongo Avenir <Kivu-Avenir@yahoogroupes.fr>; « congocitizen@yahoogroups.ca » <congocitizen@yahoogroups.ca>
Sent: Saturday, December 1, 2012 10:50:50 PM
Subject: [KIVU-AVENIR] Tr : Congo Siasa: Interview with Bertrand Bisimwa, M23 Spokesperson

Charles MAMPASU

—– Mail transféré —–
De : eurac info <euracinfo@eurac-network.org>
À : Donatella Rostagno <donatella.rostagno@eurac-network.org>
Envoyé le : Samedi 1 décembre 2012 19h45
Objet : Congo Siasa: Interview with Bertrand Bisimwa, M23 Spokesperson

Interview with Bertrand Bisimwa, M23 Spokesperson

Just before the M23 left Goma this morning, I spoke with Bertrand Bisimwa, their spokesperson. This is a transcription and a translation from French.
Can you explain the goals of your movement? You began in April demanding the implementation of the March 23, 2009 agreement, but since then you have put forward demands that go far beyond that.
The M23 is made up of armed groups that signed the March 23 agreement. We started by asking for the implementation of that deal. The government fought us, saying we didn’t have the right to demand that. Then we reflected on the situation in the country and saw that many other things had happened since the March 23 agreement, things linked to governance and the legitimacy of Joseph Kabila. We couldn’t not integrate these new facts into the demands of our movement. So today, in addition to the March 23 agreement we want good governance in the country and a legitimate government.
Precisely – when you talk about legitimacy and the rigged elections, didn’t ex-CNDP soldiers help rig those elections in Masisi?
You have to realize that not all ex-CNDP joined the M23. In fact, most didn’t. It was these others, those who didn’t join, who helped rig the elections in Kabila’s favor in Masisi. But also, cheating didn’t start with the elections, it started with the changing of the constitution by Kabila, which allowed him to be elected by a minority of Congolese. It all started there.
In his press conference at the Ihusi Hotel this week, M23 President Runiga put forward a list of demands that include many points that Kabila will be very reluctant to negotiate with you, like dissolving the electoral commission, arresting General John Numbi and the liberation of political prisoners. Did you set the bar too high?
Those were not demands by the M23, but confidence-building measures we wanted to see in order to create a good climate for negotiations. Those negotiations will then focus on the governance of the country, the problems of Congolese society.
What exactly do you want in those negotiations?
We have a cahier des charges that lists our demands, but it isn’t public yet. We want, above all, a vision for the development of the country that includes infrastructures, employment. security in the east of the country, and the return of refugees––from Uganda , Rwanda , and Burundi . We also want to discuss the form of the state, we want a state that is more decentralized that the current constitution states. We will, of course, also need guarantees that Kabila will carry out these reforms.
But won’t the reintegration of your troops and cadres be one of the fundamental points of negotiation?
Integration is a measure that will follow once our demands have been answered. We are fighting for these grievances, as soon as we can find an agreement an on these points, we can proceed to figure out how to do reintegration.
You mention that you need guarantees from Kabila. You obviously have very little faith that Kabila will keep his word. What kind of guarantees can he provide?
We can agree on military reintegration and collaboration with the Congolese army without dissolving our troops. One example that I think about a lot is the Ivory Coast . There, the Forces Nouvelles were in a power-sharing government while their troops were still controlling the north of the country. Guillaume Soro was the prime minister while the country was still split. Kinshasa can maintain authority over the East without dissolving our troops.
What about political power-sharing, isn’t that one of your demands?
No, it’s not that important for us. If we can agree on our demands, as well as calendar for their implementation in time and space, that’s enough for us. Many of us don’t even want to have positions in government. But there needs to be follow-up, at the end of every month we need to sit together to evaluate the implementation of the deal.
You emphasize that you are a multi-ethnic group. That is true for your political wing, but not for the top military leadership, which is mostly from the Tutsi community. Is that a problem for you, given that many Congolese see you as a Tutsi movement supported by Rwanda?
The Tutsi are emblematic, they are easy to notice. If you, for example, sit down at a table with eight Africans, you will stick out because you are white. The same goes for Tutsi. In our army, Tutsi are in the minority if you look at the whole army. There are many Tutsi in the leadership, but you have to understand that Tutsi have been discriminated against more than other Congolese communities. This has made them react and mobilize more than others. When we constituted our army, we chose officers based on merit, and Tutsi officers were in a good position.
Now you are withdrawing from town in order to negotiate. But what will you do if Kabila does not negotiate?
We are also certain that he won’t negotiate. There is no credibility in his promises. Since the RCD, he has been tricking the Congolese people. We are almost sure he won’t negotiate – Lambert Mende said so, and he speaks for the government, and General Olenga said it, and he speaks for the army. In the end, the Congolese people will decide, we all share the same suffering. If the Congolese people decide to get rid of Kabila, we can do so. We won’t go on the offensive, we will only defend ourselves against the government.
But your military spokesperson Colonel Kazarama said you would go all the way to Bukavu, all the way to Kinshasa. That’s not a defensive position.
Kazarama was expressing the will of the Congolese people, not our policy. If Kabila attacks us, we can silence the weapons from where they are being shot, if necessary.
We have seen armed rebellions before in the eastern Congo that have had similar objectives as yours. The AFDL, RCD, CNDP all shares similar ideals – what makes you different from them and how can you avoid their mistakes?
The main difference is that our goal is not integration or power-sharing. We want to solve the problems of the Congolese, that’s our goal. The second difference is that we want to negotiate a vision for the country, the RCD didn’t have that approach.
I share some our your criticisms of the Congolese government, but disagree with your methods. Don’t you think an armed rebellion will just create more resentment within the Congolese population against you?
This is a serious problem for us––but Joseph Kabila doesn’t leave us a choice. You know, we had a political-military movement, the CNDP, that wanted to negotiate with Kabila. We were made up of civilians and politicians. But Kabila opposed us with weapons. What choice did he leave us?
Our military have the same problems as our civilians. Most of them have relatives in the refugee camps. So they decide to use the same means Kabila uses to defend themselves. But war is not good. That’s why we say that our objective is to finish the war as soon as possible and have negotiations. We have always said that we want negotiations, that’s it. We are even willing to make very big concessions––we are leaving Goma, a very big town, that is a big concession for us.
There have been many reports of Rwandan support to the M23. Many of your leaders live in Rwanda. What do you say to this?
You make me laugh a bit when you say many of our leaders live in Rwanda. If a Frenchman lives in Belgium and goes back to France to cause trouble, do you immediately say that Belgium is supporting him? As for Rwandan support, this is propaganda from the Congolese government. Rwanda is an easy target, a much easier one than we are, as they are part of the international community and sit in international institutions.
But I have spoken to many villagers, dozens of former M23 soldiers, all of whom testify to Rwandan involvement.
You know, when a Congolese villager sees a Tutsi, he will say that he saw a Rwandan. This is a perception that has made its way into the Congolese population. As for the deserters, they flee to MONUSCO and then they say they are Rwandan because they are trying to seek protection from the Congolese army. But they are actually Congolese, I know some of these guys. One of them is the brother of [name omitted]. If they were handed over to the Congolese government, they would be arrested, which is why they say they are Rwandan––if they go to Rwanda, nothing happens to them.
We have seen in the past couple of days what appear to be contradictions in your movement. General Makenga said you would withdraw from Goma, then your political leadership said the opposite. What happened?
This is about the content of the ICGLR agreement [to withdraw from Goma]. We thought that only the army was concerned by the retreat, there was no mention of the police or administration. But when we saw that Kinshasa wanted everyone to withdraw, we agreed, so that Kinshasa would not use this as a pretext to start fighting.
There was no contradiction––Makenga spoke for the army, Runiga for the political wing. Now we have agreed to leave. Everyone, the police and the administration.
What about the tensions within the military wing. Ever since Nkunda was arrested, there have been tensions between the pro-Bosco––even if you say he isn’t involved today––and the pro-Nkunda officers, the « kimbelembele » and the « kifuafua. » Isn’t that a problem, expressed for example in the tensions between Makenga, an Nkunda loyalist, and people like General Baudouin Ngaruye, a friend of Bosco?
Look, if our movement didn’t have cohesion, we wouldn’t be as efficient as we are today. These tensions did exist, but there are part of the past. We have been able to manage these tensions, even though our enemy knows they exist and has tried to manipulate them. We have a positive diversity, that is good for our movement. There are no internal contradictions.
Since you have been here in Goma, there have been many accusations of looting, the stealing of cars in particular. What do you say to this?
There has not been any looting. What happened is that the government in its flight left behind its vehicles, often hiding them in the compounds of private individuals. We needed to get these vehicles, but we set up an investigative commission to evaluate each case. The only thing we asked was to see the ownership documents. If they didn’t have these documents, we took the vehicles. There were many cases when people came to us, showed us the documents and we gave them their cars.
Where do you go now?
The politicians are going back to Bunagana. The military will go to Kilimanyoka [just north of Goma]. The military headquarters will be in Kibumba.

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Auteur : Graphèle Paluku Atoka Uwekomu

I am involved in the personal and holistic development of each of my fellow citizens, and in the community, national and global development in a democratic, christian, and capitalist way. Je suis impliqué dans le développement personnel et holistique de chacun de mes concitoyens ; et, dans le développement communautaire, national et global dans une vision démocratique, chrétienne et capitaliste. Ik ben betrokken bij de persoonlijke en holistische ontwikkeling van elk van mijn medeburgers; en in de gemeenschap, de nationale en mondiale ontwikkeling in een democratische, christelijke en kapitalistische visie.

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