La livraison ci-dessous d’ASADHO déçoit ! Nous n’avons jamais lu un texte d’un tel niveau de logique venant d’ASADHO : nous avons peur !
Nos commentaires sont entrelacés.
De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Jean Kadima-Schipa
Envoyé : mercredi 15 août 2012 0:49
À : africa-t; congo-kin-alternative@yahoogroups.com; kasaiwetu-list@yahoogroups.com; congocitizen@yahoogroups.ca; cccmontreal@yahoo.fr; front_compatriot@yahoo.fr; banacongo@yahoogroupes.fr; paxnow@yahoogroups.com; congokdp@gmail.com; Kivu Avenir
Objet : Fwd: [hinterland1] «Les consultations pour le Fédéralisme initiées par Monsieur Gabrielle Kyungu wa Kumwanza à la base des violations des droits de l’Homme. »
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From: Katende jean claude <jckatende@yahoo.fr>
Date: 2012/8/14
Subject: [hinterland1] «Les consultations pour le Fédéralisme initiées par Monsieur Gabrielle Kyungu wa Kumwanza à la base des violations des droits de l’Homme. »
To: jckatende@yahoo.fr
Cc: jckatende@yahoo.fr
[1]ASADHO
B.P.16737
KINSHASA 1
R.D. Congo
Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme
African Association for the Defense of Human Rights
COMMUNIQUE DE PRESSE N°33/ASADHO/2012
«Les consultations pour le Fédéralisme initiées par Monsieur Gabrielle Kyungu wa Kumwanza à la base des violations des droits de l’Homme. »
Existe-il, dans le droit congolais, une disposition qui interdirait à Gabriel Kyungu wa Kumwanza d’organiser des consultations sur ou pour le fédéralisme qui chiffonne toujours une frange importante des congolais de l’Ouest, mais qui agrée parfaitement la majorité à l’Est ? Une telle loi, si elle existait, serait de toute manière inacceptable pour nous : elle violerait gravement le droit le plus élémentaire du congolais à déterminer sa destinée librement dans sa vie privée, dans sa vie de famille, de clan, de tribu, d’éthnie, de territoire, de district ou de province !
Pourquoi aurions-nous peur des Katangais, même s’ils voulaient, à la limite, de départir du Congo ?
Le respect des droits de l’homme c’est aussi reconnaître aux katangais le droit à l’autodétermination. Nous n’avons pas acquis l’indépendance pour devenir des valets de la RDC, mais bien pour librement pouvoir disposer des libertés que nous reniait les colonisateurs.
Dans le cadre du Projet 2014, nous invitons les congolais à dire non à tout ceux qui, congolais ou étrangers, s’évertuent à nous maintenir dans leurs griffes !
L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par les violations des droits de l’Homme consécutives aux consultations que Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA organise en vue de réunir 100.000 signatures pour obtenir la révision constitutionnelle et l’instauration du fédéralisme en République Démocratique du Congo.
Que Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA organise une consultation populaire en vue de réunir 100.000 signatures pour obtenir la révision constitutionnelle et l’instauration du fédéralisme en République Démocratique du Congo devrait être le droit le plus élémentaire de tout congolais qui a une proposition à formuler à l’adresse de ses concitoyens que nous sommes et ASADHO devrait soutenir l’initiative.
A priori, le rapport de cause à effet n’est pas établi entre l’organisation d’une consultation populaire et la violation des droits de l’homme : l’ASADHO commence à perdre la tête !
En date du 28 juillet 2012, lors de la consultation organisée par Monsieur Gabrielle KYUNGU WA KUMWANZA à Kipushi, ville minière située à 30Km de la ville de Lubumbashi, Messieurs Francis WOTO MPUNGA, Juge au Tribunal de Kipushi, et Taty NGOYI KAYUMBA, Défenseur Judiciaire, ont été tabassés et le par-brise de leur véhiculé immatriculé KT0701BB cassait par les militants de l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo, UNAFEC en sigle, au motif qu’ils circulaient sur la voie principale pendant que la caravane motorisée de Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA passait.
Ceci est manifestement une violation des droits de l’homme parce que quand bien-même il aurait été interdit par la police de circuler à l’endroit au moment concerné ici, il n’est reste pas moins vrai que cela n’était pas une raison pour tabasser ces citoyens ni pour briser le pare-brise de « leur véhicule » dont le numéro matricule n’a aucune importance ici, quand bien-même ceux-ci auraient éventuellement tenté de narguer « l’autorité » !
En date du 03 août 2012, la sénatrice GOYA KITENGE en vacances parlementaires à Lubumbashi est intervenue sur la chaîne de télévision Jua, appartenant à Monsieur Jean Claude MUYUMBO, dans l’émission « Fura ya Katanga » pour expliquer les avantages et inconvénients de la décentralisation et du fédéralisme.
A la fin de l’émission, elle a reçu des appels téléphoniques et sms insultants. Elle a été aussi d’être traitée de traitre par rapport à la cause du Katanga et d’être contre Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA.
Que la sénatrice Goya Kitenge soit traîter de traître par une bande de fanatique donnée n’est pas encore grave, tant que ce traitement ne va pas jusqu’à la violation de son intégrité physique ou morale : un politicien doit être soumis à la critique et doit savoir défendre ses prises de positions. En revanche, il n’est pas bon signe d’être jugé traître par ses propres électeurs. Ce texte ne nous dit pas qui l’on insulter ni qui exactement ont considéré la sénatrice comme traîtresse. Si elle trahi le Katanga, elle n’est pas digne de la représenter. Où serait le problème jusque là ?
En date du 04 aout 2012, elle a reçu des informations selon lesquelles certains individus non autrement identifiés se prépareraient à aller incendier sa maison située sur l’avenue Tabiala, n°202, dans la commune de Lubumbashi, à Lubumbashi.
Elle a saisie les autorités provinciales et nationales au sujet de ces menaces, en sorte qu’à ce jour les policiers ont été commis à sa protection et celle de sa maison.
Devons-nous présumer que ces menaces aient été le fait de quelques délinquants ou bandits ou mauvais ennemis politiques de la sénatrice ? M. GKK ne ferait-il parti des ceux qui décident de la vie ou de la mort des citoyens dans le Katanga ? Jouerait-il, le cas échéant à l’hypocrisie ?
L’ASADHO estime que la tendance à imposer les seules vues de Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA sur les questions politiques au Katanga constitue un grand obstacle l’émergence d’un débat démocratique sur les questions d’intérêt national.
Les faits relatés disent le contraire : il consulte la population de Kipushi… Cette consultation était-elle un prétexte ? Comment le savoir ?
Face cette situation, l’ASADHO recommande :
Ø AU GOUVERNEMENT
– D’interpeler le Président de l’Assemblée Provinciale du Katanga en rapport avec les atteintes aux droits de l’Homme causées par ses militants aux autres congolais ;
– D’exiger du Président de l’Assemblée Provinciale du Katanga de garanties que ses militants respecteraient la liberté d’expression des congolais qui sont contre le fédéralisme ;
Ø AUX AUTORITES JUDICIAIRES DU KATANGA
– D’engager des poursuites judiciaires contre les militants de l’UNAFEC impliqués dans les atteintes aux droits de l’Homme dénoncées dans le présent communiqué de presse ;
Ø A L’UNAFEC
– De respecter la liberté d’expression de tout congolais qui intervient dans le débat démocratique pour contredire le point de vue de Monsieur Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA sur le fédéralisme,
– De réparer les dommages causés à Messieurs Francis WOTO MPUNGA et Taty NGOYI KAYUMBA par ses militants.
Fait à Kinshasa, le 14 /08/2012
ASADHO
Pour toute information, prière de contacter :
Me Jean-Claude KATENDE : Président National
Téléphone : +243811729908
[1]*Organisation affiliée à la Commission Internationale des Juristes (Genève), à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), dotée du statut d’observateur auprès de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples (Banjul) et Membre du Réseau OMCT/SOS Torture.
ASADHO – Bureau National : Lokele n°3, Commune de Gombe,
Kinshasa /Gombe, Local 2, RD. Congo E-mail : asadhokin@yahoo.fr
Tél. (00243) 9999 37493 Site web : http:/www.asadho-rdc.net
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Maître Jean Claude Katende
Avocat au Barreau de LUBUMBASHI
Président National de l’ASADHO
Tél :+¨243 811 729 908, + 243 9970 32 984
Skype: jckatende1
site web: www.asadho-rdc.net
KINSHASA
République Démocratique du Congo

Une réflexion sur « ASADHO perd la tête… »