La vision que nous avons pour le Congo et que nous proposons à tous les congolais, les ituriens en particulier, n’est pas à celle d’un kinois qui annonce aux congolais des faits liés aux projets de développement de Bunia. C’est aux buniamen qu’il revient de se fixer leurs objectifs de développement en fonction de leurs besoins, de glaner les ressources nécessaires à la réalisation de leurs projets et de mettre ces derniers en œuvre. Les autres congolais ont droit à l’information afin de profiter de l’expérience buniane dans le cadre d’un développement solidaire.
C’est un autre mode de gestion de développement que nous prônons. Un développement endogène, responsable et d’hommes véritablement indépendants. Il qui divorce fondamentalement et définitivement avec les pillages au grand jour des ressources de notre terroir iturien auquel nous assistons, depuis l’esclavage , la colonisation et la première dictature de 1960 ; et que, certains ennemis de l’Ituri n’ont pas honte de vanter ou d’acclamer ! Attendons-nous à apprendre qu’une bonne partie de ces 250000 dollars de la BAD évoqués ci-dessous se soit volatilisée, comme cela l’est de la plupart de financement consenti au Congo-Kinshasa ! Qui fournira les 410000 dollars restants ? Personne n’ose même se poser la question !
Chers frères congolais en général et ituriens en particulier, OUVRONS BIEN NOS YEUX et déboutons définitivement et DEMOCRATIQUEMENT Kabila, Kengo et Muzito, qui sont les artisans de ce système abjecte, colonial et insultant pour nos peuples de l’Ituri. C’est tout à fait possible ; à condition de nous départir de nos langueurs et de ces démons qui nous enferment dans la peur et la trahison de nos propres frères ituriens, nos propres frères de notre la nation que nous prétendons bâtir !
Nous avons, en 1982, calculer qu’il suffisait de 2 semaines d’une consommation de viande bovine normale par les ituriens pour que toutes nos vaches disparaissent ! Et même là, notre calcul était des plus optimistes… Des informations qui nous parviennent du terrain, la population bovine n’a pas encore été multipliée par 26, encore moins par 52 comme il est souhaitable qu’il le soit. Les manipulateurs de l’information, 30 ans après, pourraient encore tenter de faire croire le contraire aux congolais ! Si Bunia ne s’est pas encore soulever contre les exportations de sa viande, c’est tout simplement parce que la majorité ne sait pas se procurer de la viande ; parce que nos députés manquent de la carrure politique indispensable, parce que notre peuple vit sous un régime de terreur, de muselement, d’achat des consciences ; nos peuples ne sont pas assez ou même du tout instruits sur ce que sont leurs vrais intérêts. Kinshasa ne devrait rien attendre de Bunia dans l’état actuel de notre capacité de production de viande en Ituri, si nous tenions à remettre nos peuples ituriens au travail, un travail correctement rémunéré, qui, du coup, stimulerait la consommation interne à l’Ituri ; et, mettre à nu notre pauvreté aujourd’hui mal évaluée. Encore une fois, où sont nos statistiques, chers économistes ituriens ? Où est notre plan de gestion de la croissance de notre production bovine ? Les éleveurs ituriens touchent-ils des dividendes perceptibles de leur « richesse », du fruit de leurs efforts ; une richesse qui en réalité n’est pas encore celle digne de nous ?
Levons-nous et bâtissons notre Ituri pour que demain, nous ayons, RAISONNABLEMENT, de quoi vendre à nos compatriotes qui pour l’heure, profitent de nos « miso mboy mboy » !
Concrètement : que nous faudrait-il faire, nous ituriens, nous congolais patriotes ?
1. dressons, de nos mains, un état de lieu de notre capacité actuelle et idéale de production qui tienne compte de nos besoins, mais aussi de ceux de nos frères des autres districts dans le besoin d’un supplément de viande bovine, sans oublié le marché global qui manque de cette viande naturel, biologique de l’Ituri ;
2. ajustons notre consommation, notre stockage et notre exportation de viande à des niveaux logiques et raisonnables, qui tiennent compte du devenir de nos fils et de l’unité nationale ;
3. partageons notre expérience avec les autres congolais qui ont notre vocation et notre vision du développement en vue participer à l’avènement d’une vraie unité de la nation congolaise et extirper du Congo l’exploitation du congolais par le congolais ;
4. gérons nous-mêmes nos projets de développement et cessons de perpétuer notre honte : la gestion de notre économie, de notre culture, de notre social, de notre politique, par des imposteurs, traîtres, incompétents et colonisateurs qui trônent à Kinshasa et dans des capitales étrangères.
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Article livré par d’Alasha, sur Ituri PeaceBoat (5/8/2011)
250 000 USD de la BAD pour la réhabilitation de l’abattoir de Bunia
publié il y a 1 heure, 50 minutes, sous Économie, Ituri, Province Orientale.
La Banque africaine de développement (BAD) met à la disposition de la RDC 250 000 USD pour réhabiliter l’abattoir industriel de Bunia, en Ituri. L’annonce de ce don a été faite par l’inspecteur national du ministère de l’Agriculture en mission dans cette partie du pays, mercredi le 27 juillet à Bunia même.Le devis effectué pour la réhabilitation de cet abattoir était évalué à plus de 660 000 USD.
Selon l’inspecteur venu de Kinshasa, Damien Nguba, les 250 000 USD de la BAD devront servir à réaliser quatre priorités: réhabiliter la toiture de l’abattoir détruite pendant les guerres, rétablir la fourniture de l’eau et de l’électricité et remettre le système mécanique de l’abattage.
Autre priorité, selon la même source, la réhabilitation de la chambre froide de l’abattoir.
Cette chambre froide, a dit l’inspecteur Nguba, est d’une grande capacité sans la préciser.

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