Iturien: De ton avis, la population Katangaise veut réellement son indépendance dans sa majorité ?
Katangais: c’est n’est un secret pour personne et tu le sais très bien que après cette expérience amer de 51 ans du Congo, elle en a marre de cette léthargie et immobilisme kinois.
Iturien: c’est ce qui se dit depuis tshombe, ami personnel de mon père ? Mais celui-ci n’était pas compris par les Katangais aussi, qui ont chanté en 1964 « mapumbu ya tshombe sacoche ya kubeba barua.. armée ô.. », avec les molelistes..
Iturien: je suis sceptique quant à penser que mes frères Katangais soient maintenant réveillés : ils sont là à amadouer Kabila aussi, comme ils l’ont fait avec Mobutu !
Iturien: voyons voir si cette fois-ci est le bon !
Katangais: En tout cas très intéressant et bravo je viens de lire ton sur ton site en tout cas nous partageons les mêmes idéaux et vision politique pour le future du bassin du Congo , a bien sur il y’as quelques personnalités qui sont influant a Kinshasa mais le peuple Katangais en générale du nord au sud , parlons un seul langage. Les balubas ont changé mais nous le tenons a l’œil.
Iturien: la confédération des pays indépendant du Congo ? pour moi, celui qui n’en veut pas, est un paresseux comme le voulait le MPR. cultiver au stade, avec des bâtons pour des « kongo »..
Iturien: j’espère que tu me saisis bien !
Iturien: chacun va travailler là où la culture lui convient le mieux et non imposer aux autres une culture qui ne les agrée pas !
Iturien: c’est horrible que d’être dominer par son propre compatriote !
Katangais: justement (y) (pour Yes!).
Iturien: puis-je avoir des documents descriptifs de votre demande d’indépendance pour encourager l’Ituri qui ne court pour l’instant qu’après le statut de province !
Iturien: Mon frère, je crois que si nous ne sommes sérieux, nous devons admettre que l’unitarisme nous a ruinés, tous !
Iturien: si chaque province actuelle avait évolué en toute autonomie, tu ne penses pas que partout il y aurait des autoroutes asphaltées ?
Iturien: tu ne penses pas que des universités valables et complètes seraient en plus grand nombre ?
Iturien: tu n’es pas d’avis que nos enfants intérioriseraient plus nos cultures respectives ?
Iturien: tu ne penses pas que nous serions tous au minimum bilingue français anglais, avec des rudiments de portugais dans nos caboches ?
Iturien: tu ne penses pas que la dictature serait inconnue tout simplement de nos enfants et que ceux-ci seraient très respectueux des cultures des autres, qu’ils connaître par ailleurs mieux ?
Iturien: tu ne penses que nos minerais et minéraux seraient déjà traités et vendus par nous mêmes et que les fausses agences en Europe n’existeraient plus ?
Iturien: franchement : réfléchissons bien à notre devenir !
Si nous nous aimons réellement, pourquoi l’indépendance des autres nous effraie ?
Pourquoi la liberté de nos compatriotes nous fait peur ?
Nous les craignons ou nous cherchons à le maintenir sous nos grilles acérés ?
La confédération, pas même la fédération : c’est la solution qui prouvera à chacun d’entre nous que :
Nous nous faisons confiance et nous aimons véritablement.
Que nous sommes conscients de nos différences, mais aussi de notre unité.
Que nous sommes volontairement un et non pas obligés d’être un.
Que nous sommes complémentaires et protecteurs les uns des autres, généreusement et non par obligation colonialiste.
Que nous sommes matures et non plus des colonisés ou esclaves d’antan.
Que nous acceptons nos différences et que nous n’en avons pas peur.
Bref : que nous sommes congolais et non plus une colonie belge.
Pourquoi perdons-nous alors notre temps à nous faire la guere et à permettre à d’autres de nous faire la guerre ?
Katangais : vous avez raison c’est une démarche sérieuse et salutaire pour nos peuples
Iturien : Je suis intéressé par des documents pour motiver mes compatriotes ituriens. Ils sont minimalistes dans leurs demandes. J’ai le Congo. Mais je déteste la duperie, l’exploitation du congolais par le congolais d’abord.
Une fois unis, nous serons forts pour combattre les étrangers qui nous subjuguent.
Je dois te quitter pour assez longtemps.
Nous nous entretiendrons plus tard ; si tu es toujours là ! Mes les idées, il faut les diffusés, les exposer à la censure du peuple… Pour qu’elles murissent ! Moi, c’est ce que je fais ; pour ne pas sombrer dans la traîtrise. Il est une valeur à laquelle nous sommes très attachés dans Mahagi : la loyauté ! Elle nous a permis de gagner la confiance de plusieurs et de grandir. Nous aimons parler à nos compatriotes de face !
