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Cela se passe dans mon pays natal : l’Ituri. Deux policiers sont brûlés vifs. http://radiookapi.net/actualite/2014/12/29/bunia-la-population-en-colere-brule-vif-deux-policiers/
Le pire était à venir, écrivions-nous en 2011 !
Le choses iront de mal en pis jusqu’à ce que personne n’acceptera plus de mettre sa vie en péril pour un régime d’imposture, pour les miettes qu’il distribue à ses sbires.
Sous peu, le congolais comprendront qu’on ne peut se faire policier sous une imposture et prétendre servir la cause de la paix dans la cité. Un peu plus tard ou depuis un certain temps déjà, des congolais commencent de plus en plus à comprendre le sens de notre alerte. Nous écrivions déjà à l’attention de nos compatriotes congolais, en mai 2011, que le pire était à venir, avec le choix de participer aux élections. Aujourd’hui, d’aucuns reconnaissent qu’il y avait mieux à faire : rester chez soi pour préparer des élections congolaises.
2016 voit beaucoup de congolais, encore une fois, accepter de se lancer dans l’aventure électorale. Très peu de congolais se représentent la signification de cette démarche ; bien que nous répétions jour et nuit que cette démarche soit suicidaire ! Les élections de 2016 n’étant pas congolaises, comme l’ont été celles de 2006 et de 2011, aucun congolais sérieux, qui veut un avenir pour ces enfants, ne peut s’engager dans cette aventure, selon notre compréhension des enjeux et sur base d’informations qui nous parviennent du terrain.
Aujourd’hui, plus qu’en 2011, l’opposition – rebelles et non rebelles – est déterminée à barrer la route à Kanambe, désormais reconnu désormais comme gouvernant par défi. L’affrontement sera tel que, compte tenu de l’impréparation de l’opposition, Kanambe risque de gagner, encore une fois, de gagner le pari…
Toute dictature, pour se maintenir, devant recourir à la terreur, nous savons que le régime de Kanambe ne fera rien d’autre que de durcir sa terreur. Il faut donc, selon nous, inéluctablement s’attendre au pire, qui est à venir ; à moins que l’opposition ne se ravise, et décide de ne pas aller aux élections, jusqu’au jour où elle obtiendra que l’espace politique congolais soit d’abord purifier de rebelles qui y pullulent.
En attendant, des civils, des militaires et des policiers continueront encore à mourir, chaque jour, un peu plus que la veille.
A bon entendeur : salut !
Auteur : Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu
Formateur en informatique Président de l'ASBL Échanges Afrique-Europe EAE ASBL Voir tous les articles par Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu