Quels sont aujourd’hui les besoins des congolais ? Qui pourra les garantir ? Comment agirait ce garant ? Qui le désignera utilement et suivant quelles modalités ?
Les congolais de l’intérieur du Congo (Kinshasa) ont décidé, encore une fois, d’aller aux élections sans leurs frères de la diaspora, à l’instigation des hommes qu’ils ont désignés au parlement et sous la pression de quelques unes de nos puissances occidentales aujourd’hui aux abois.
Ces élections posent d’énormes problèmes de tricheries, de transparences, de crédibilité, de pertinence et de légitimité même qui sont incontestables et étaient par ailleurs prévisibles… L’UDPS et ses alliés, le ténor de l’opposition, se débrouillent à leur manière pour tirer leur épingle du jeu. La valse américaine sur laquelle disserte notre compatriote Yves Kongolo (voir ci-dessous) est sans doute la conséquence d’une politique américaine qui n’a pas tenu compte de nos conseils qui date de 1994 : aucune colonisation de l’Afrique ne peut produire la paix dans ce continent, non plus qu’elle ne peut laisser dans l’Occident en paix, elle qui demeure l’auteur et le « perpétuateur » premier de cette colonisation. L’Occident, entendez par là l’Europe et les Etats-Unis, les apprennent à leur dépend, mais sans jamais changer significativement d’attitude jusqu’ici.
Le nilote Barak Obama, que nous pensons conscient de tout ceci, se doit de se rendre à l’évidence : il faut aider les patriotes congolais, les vrais, à construire au cœur de l’Afrique une confédération d’états indépendants (du Congo ou de l’Afrique Centrale), la seule capable de couper l’herbe sous les pieds des imposteurs, des dictateurs, des traîtres et des incompétents qui pullulent dans l’espace politique centre-africain en général et congolais en particulier ; ces hommes, qui ne pourront en aucun cas servir ni les intérêts des congolais, ni les intérêts de l’Afrique Centrale, ni les intérêts américains et encore moins celui de l’Europe. Ceci découle d’une logique simple, mais implacable que le socialisme, mal emprunté de l’Occident et du bloc soviétique ne nous avancent pas, nous africains, non plus que l’Europe d’ailleurs !
Le Projet 2014 est un cadre que nous avons créé pour permettre à tout congolais patriote de participer à une rédaction et à un test sur terrain d’un projet de société pour un Congo nouveau ; un projet qui soit le plus démocratique et le plus complet que le Congo aura jamais connu d’ici 2014 ! Ce projet vise de fournir ensuite au congolais, par un mandat unique, de 5 ans maximum, la démonstration que le projet ainsi rédigé et testé soit non seulement viable et manageable, mais aussi bénéfique pour le congolais d’abord, en défendant la cause de la paix, du développement et de l’indépendance qui nous manque si cruellement aujourd’hui ; et pour l’Occident, en conséquence !
Ni certains racistes anachroniques occidentaux ni certains complexés politiques congolais ne peuvent offrir au Congo et au monde la paix, le développement et l’indépendance dont le Congo a besoin en ce moment. L’UDPS, un parti socio-démocrate de nom, ne peut nous défendre ces intérêts congolais après les élections de 2011, quand bien-même elle gagnerait aux élections du 28 novembre 2011, malgré sa taille. En revanche – et c’est là la raison pour laquelle nous la soutenons aujourd’hui – elle reste le seul parti capable de nous aider à résoudre, partiellement, la question de l’imposture au Congo, qui ruine la confiance du peuple en ses gouvernants. Ce sera un petit pas dans la bonne direction plutôt que de grands pas vers la mauvaise si Kabila, Muzito et leurs cohortes devaient encore demeurer au pouvoir.
C’est dire que la suite de l’aventure politique congolaise dépendra de notre capacité, nous congolais, de gérer la dictature que l’UDPS et ses alliés tenteront, eux aussi d’instaurer inévitablement, pour couvrir leurs forfaits, déjà dénoncés par quelques braves fils du Congo. Cette capacité est aujourd’hui tenue qu’il faut la renforcer par une préparation, par une formation, de notre peuple ; préparation à laquelle la participation du Projet 2014 sera déterminant, vue la léthargie et les incompétences politiques des acteurs actuellement aux arènes, alignés par nos propres populations en 2006.
Notre contribution attend mettre l’accent sur l’information correcte et plus accrue de la base ; et, la mobilisation de la masse dans des projets de terrain enfin de permettre aux congolais de connaître ses véritables atouts et insuffisances pour débouter les auteurs des supercheries qui nous maintiennent dans une dépendance honteuse et abjecte. Nous estimons en effet que le politique congolais, depuis1960, aintensément usé du mensonge, profiter de l’ignorance de nos populations, pour s’accaparer du pouvoir enfin de servir ses intérêts égoïstes et de participer par ce fait même à la perpétuation de la dépendance du Congo à l’égard de l’Occident tout particulièrement. La tendance est à la hausse. Il suffit, pour s’en convaincre, de compter le temps qu’il – ce politique – investi en ce moment à tourner dans le monde Occidental pour rechercher appuis financiers et soutiens politiques en vue de mieux juguler demain sa propre nation…
La démarche proposée par le Projet 2014 est longue aux yeux de certains paresseux qui n’attendent pas travailler à l’indépendance du Congo. Cependant, tous ceux qui ont compris que notre indépendance passe par le travail assidu se rangent, lentement, mais sûrement de notre côté, après 12 ans d’hésitation ! Si aider un peuple colonial à acquérir l’indépendance n’est pas une tâche facile, il n’en demeure pas moins vrai que c’est une démarche exaltante qui requiert courage, sagesse et intelligence. Et c’est à des choses semblables, que procure la seule nouvelle naissance, que nous invitons nos compatriotes qui veulent réellement nous rejoindre.
L’homme providentiel, mieux, les hommes providentiels qui nous permettront d’aller vers l’objectif de paix, de développement et d’indépendance sont à venir. Ils ne peuvent être le commun des tribaliste, de régionaliste, d’incompétent, de fanatique, ni d’irresponsable que nous avons jusqu’ici désigné en masse dans les institutions de l’Etat. Leur venue doit cependant être préparée, demandée par le peuple congolais tout entier. La préparation utile de cette venue est l’éducation de notre peuple pour de meilleurs choix des hommes appelés à présidés aux intérêts de notre Etat. Une éducation qui doit s’appuyer sur des exemples concrèts de ce qui aurait pu être fait, mais qui ne l’a pas été.
Pour l’heure, le Projet 2014, nous semble être le mouvement, la démarche qui remplissent le mieux les conditions qui garantissent l’aboutissement d’un projet de paix, de développement et d’indépendance.
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De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Yves Kongolo
Envoyé : lundi 17 octobre 2011 16:31
À : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; congo-uni@yahoogroups.com; africa-t@googlegroups.com; gtds_cd@yahoogroupes.fr; congo-kin-alternative@yahoogroups.com; africat@yahoogroupes.fr
Objet : RDC: Offensive diplomatique américaine
« Johnnie Carson, sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines est dans nos murs depuis hier dimanche. Son séjour sera marqué par des entretiens portant sur la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur le processus électoral en cours, et le respect des droits de l’Homme en RDC.
Il n’est pas exclu que l’homme d’Etat américain aborde avec les autorités congolaises d’autres points importants qui concourent à la stabilité des institutions de ce pays, à la relance de la production nationale pour un développement durable. Auparavant, Johnnie Carson avait été précédé à Kinshasa par Madame Maria Oteko, sous-secrétaire d’Etat américaine à la Démocratie et aux Relations internationales. Porteuse d’un message spécial de Madame Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, elle signifiait aux autorités congolaises les préoccupations des Etats-Unis de voir le processus électoral arriver à bon terme. C’est-à-dire, que le peuple congolais exprime souverainement son « libre choix » de ses dirigeants dans une élection transparente, crédible pour un scrutin fiable.
Alors que Johnnie Carson n’est qu’au début de son séjour à Kinshasa, il nous revient qu’il sera succédé par Bill Richardson, une autre personnalité américaine de la délégation permanente des Etats-Unis au Conseil de sécurité. Il est attendu dans les tout prochains jours à Kinshasa.
Ce ballet diplomatique américain est un signal fort que la RDC redevient assurément l’enjeu important dans la région de l’Afrique centrale. Il ne pourrait en être autrement après l’accession du Soudan du Sud à l’indépendance, des élections au Cameroun et bientôt en République démocratique du Congo. Des événements à haute portée politique qui auront des effets d’entraînement incontestables dans la région de l’Afrique centrale et des Grands Lacs. Nul autre que les Etats-Unis ne peut mieux interpréter ces signaux en ces moments précis caractérisés par de profondes mutations à travers le monde, principalement dans la partie Nord de l’Afrique, avec le « printemps arabe ». Auquel s’ajoute maintenant le mouvement des « Indignés » qui secoue l’Europe et les Amériques. Dans un cas comme dans l’autre, la paix et la sécurité sont concernées. Or, les Etats-Unis sont attentifs à tout ce qui touche à la sécurité nationale ainsi qu’à celle des Etats-Unis.
Le président américain, en ce qui le concerne, vient de franchir un pas de plus. Le fait pour Barack Obama de dépêcher un contingent des marines à l’Est pour traquerla LRA démontre que les Etats-Unis sont très préoccupés par la situation qui prévaut dans la sous-région des Grands lacs, particulièrement en RDC. Il appartient également aux Congolais d’avoir l’intelligence pour tirer le meilleur profit de ce ballet diplomatique américain. Ces pèlerinages doivent apporter un plus aux intérêts Congolais. »
