Localités

Le développement local est pour nous la meilleure façon de garantir un développement national démocratique, paisible, respectueux des cultures des peuples.

La localité commence par la parcelle ou la concession familiales déjà.  C’est là que l’on apprend les premiers rudiments de la gestion de la chose publique au-delà de celle de la chose privée, individuelle.  Papa et maman s’affairent à élever leurs enfants en fonction de leurs convictions, capacités et sens de responsabilité.

Le quartier, que certains pays ignorent d’intégrer dans leurs politiques de développement, est pourtant, logiquement, l’étape suivante.  Étape à franchir  pour passer du développement familial au développement national, en passant par celui groupement, du secteur, de la commune, de la localité, du territoire, du district et de la province ; dans le cas de notre pays, la RDC.

Dans ma ville de Bunia, où j’ai été domicilié de 1966 à 1976, je n’ai pas vu que mon quartier ait vécue comme une cellule, une entité en développement.  Non plus que ma commune de Nyankasanza I, n’a jamais été organisée pour vivre comme une cellule en développement.  La ville de Bunia, en revanche, vivait comme une entité de développement.  La gestion de la population, de la sécurité, de l’enseignement, de la santé, de l’industrie et d’autres aspects de la vie de la cité s’entrevoyait à ce niveau-là.  Les autres entités recevaient des ordres venant du commissaire de district ou, éventuellement, du chef de la cité.  Les responsables des quartiers et des communes n’avait aucune autorité, étaient irresponsables quant au destin des entités qui étaient sous leurs « responsabilités ».

À l’échelle du district : aucune concertation, aucune politique commune connue des citoyens, pas d’évaluation de progrès accomplis par voie de conséquence…  Personne n’était en gagé en rien.  Le MPR gérait tout de son Kinshasa, capitale nationale, siège du Comité Central, faux organe suprême du parti, mais toujours, en-dessous du timonier, le président, le maréchal.

Des soubresauts irrationnels, illogiques, dans la  prise en charge du développement, à divers échelons, expliquent, pour nous, la plus grande part des contre-performances, la plupart d’échecs accumulés à tous les niveaux : des familles qui s’éteignent, des villages qui disparaissent ou qui se font envahir, des provinces qui se font et se défont au gré de quelques caprices politiques…

Votre localité [famille, quartier, groupement, secteur, commune, localité (ville, village, bourg…), territoire, district ou province], est-elle en développement ?  Quelle est sa politique de développement ?  Quelle évaluation en est faite par les membres ?  Y participez-vous personnellement en tant que membre ou en tant que membre d’une sous-entité ?

Sinon, vous pouvez devenir le prochain leader de votre localité.  À la condition normale de vous y préparer !  En RDC, les localités de Bunia, Kisangani, Beni, Goma, Bukavu, Butembo, Muanda, Bulumbu, Kinshasa, Mbandaka, Uvira et Shabunda, Mulo, Kasugho, Rutshuru, Lubero, Buta, Dungu et Isiro sont avec nous – dans le cadre de l’EAE ASBL – où examinent comment emboîter nos pas en s’organisant elles-mêmes d’abord.

Pour aider sa localité à accroître son capital bonheur, il connaître comment s’y prendre.  Surtout, à une époque où les ennemis de notre peuple ne s’accommode pas de ceux qui veulent le développement de ce dernier.  Il faut se former à la gestion du développement et s’armer de l’amour de sa localité.  Ce faisant, vous contribuer, de votre localité, à tirer la RDC vers le haut.

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