MoneyGram : colonialiste aussi ?

Chers frères congolais,

Je ne pensais pas que cela le soit de MoneyGram.  J’ai pris le temps d’observer, de mettre à l’épreuve : mon opinion est faite sur base du vécu.  MoneyGram n’est pas différent des autres.  Il nous faut, comme je l’ai toujours dit, réagir, démocratiquement, à l’échelle nationale et internationale.

Tout indique que la technologie soit aujourd’hui utilisée comme arme pour coloniser les peuples qui traînent les pas à se mettre sur la voie du développement technologique.  Cela – cette colonisation – ne doit pas toujours être considéré comme une méchanceté.  Il y a en effet, d’un certain point de vue, une façon « juste » de voir les choses.  Les peuples sous-développés technologiquement ou même sous d’autres angles, tels que nous, sont un problème réel pour l’humanité tout entière.

Prenons le cas d’Ébola qui sévit dans notre pays.  Le monde entier doit – vouloir pas vouloir – se mobiliser pour éradiquer le fléau – en supposant qu’il soit réel…  Parce qu’aucun pays sérieux n’a envie qu’Ébola atteigne ses citoyens.  Il faut donc, obligatoirement et nos seulement par générosité nous aider à arriver à bout de la maladie.  Ce n’est pas tout.  Puisque nous en sommes à une énième vague d’Ébola dans notre pays, il faut nous aider à nous débarrasser aussi des hommes qui font que la maladie ne soit pas éradiquable, endémique.

En même temps, pendant ce temps, des sociétés de transfert d’argent entre l’Occident et le Congo en profitent pour créer de nouvelles formes de colonisation.  Voici bientôt deux fois déjà que les partenaires de mon associations et les membres de ma famille qui voudraient la soutenir on de la peine à transférer de l’argent à notre adresse.  Et pour cause ?  Nous n’avons pas, officiellement de prénom en Belgique.  Money Gram par exemple, dont je suis client depuis quelques temps déjà, s’amuse à tout faire pour profiter de cet absence de prénom sur ma carte d’identité pour tenter de s’approprier mon dû.

Voici bientôt un mois que jour pour jour, pendant que je suis enregistré chez lui sous le prénom de SingleNameUser et sous le mon nom de Paluku-Atoka Uwekomu, Money Gram s’amuse à m’attribuer des prénoms qui ne sont pas miens dans le seul but évident de s’approprier mon sous !  Il a commencé par m’affecter comme prénom XXX avec comme nom Paluku-Atoka Uwekomu.  Ensuite, par on ne sait quel forme moderne de méchanceté sociétaire, celui de Paluku-Atoka avec comme nom Uwekomu.  Toutes mes réclamations n’ont pas changé à la situation jusqu’ici.  Pour rentrer dans mes droits, je me suis obligé en dernière minute de vérifier jusqu’où la mauvaise fois de Money Gram peut aller.  J’ai tout simplement demander à mes créancier d’annuler les transferts litigieux et de les effectuer au bénéfice de ma fille qui elle, née dans le pays, a son prénom et son nom ne devant poser aucun problème.  Ni vide, ni accent, ni tout autre signe typographique…  Ce que je craignais arriva : Money Gram (Butembo) refuse de changer du coup, primo, d’annule transfert et secundo par le fait même d’utiliser les coordonnées « nos problématiques » de ma fille…  Vous me direz qu’est-ce que la technologie a à voir avec tout cela ?

L’informatique est mise à contribution pour huiler toute cette mafia depuis des années.  Les logiciels sont conçus pour ne pas avoir des champs de prénoms vides quand bien-même l’on sait bien qu’il existe des personnes sur la terre sans prénoms, sans seconds prénoms ou encore sans post-noms !  D’aucuns se demandent quoi faire devant ce colonialisme ou ce banditisme industriel patent.  La réponse est pourtant simple…

Ceux qui ne sont pas autour des tables de décisions aux nations-unies ou ailleurs sur terre, ont d’office tort.  C’est le cas du Congo, mon pays, mon pays d’origine pour certains.  Sans ce hisser au rang des riches,  sans s’imposer sur la place publique de la machine normative, de standardisation internationale, le congolais, de souche, par naturalisation ou d’origine restera l’esclave des néocolonialistes.  Et Money Gram, ainsi que d’autres sociétés de transfert de fonds, qui fonctionnent dans le même esprit que lui,  sont désormais décidés à nous donner nous, congolais, du fil à retordre, à moins que, comme un seul homme, nous nous levions pour dire non à cet esclavage que j’observe et contre lequel j’invite mon pays à se battre depuis 1999, criant comme un prophète dans le désert.  Il n’y a en effet que quelques semaines ou mois derrière nous qu’encore une fois, dans un silence le plus total et sans explication aucune, le même Money Gram, passant son frais de transfert de 0,99 € par opération à 1,99 €, du jour au lendemain.  Pendant ce temps, nous remarquerons qu’à côté de lui, la Western Union elle, appliquait, dans les mêmes conditions des transferts à 4,90 € minimaux et utilisait aussi d’autre stratégies pour s’approprier des montants ristournés aux clients et restituer quand bon leur semble.

Quant à nous, nous aurons, encore une fois, sonner cette sonnette d’alarme.  Le congolais se doit donc de se doter de ses propres services, fiables, efficaces, de transfert de fonds.  Or, nous savons qu’avec le tandem Kabila-Tshisekedi, une telle transformation est un leurre…  À bon entendeur, salut !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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Un commentaire pour MoneyGram : colonialiste aussi ?

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